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Nous et notre souffle

Le temps passe et point ne m'en lasse !

Le travail sur le souffle me semble toujours plus crucial, toujours plus essentiel.

Je l’aborde à travers l’assouplissement du diaphragme bien sûr.

Mais aussi de tout le réseau de muscles, d’aponévroses et ligaments auquel il appartient. Ainsi nous nous défaisons peu à peu du carcan postural qui nous enferme, nous limite et nous rattrape au moindre stress. Je l’aborde aussi à travers le mouvement sensoriel et le mouvement énergétique qui vont subtilement réaccorder notre souffle à l’ensemble de notre corps -matière et corps-psychisme.

Les conséquences -heureuses- de la libération de notre souffle naturel sur notre être tout entier sont nombreuses.

Je ne vais pas lister, c’est trop fastidieux, mais exprimer ce que je ressens et constate sur moi et sur ceux et celles que j’accompagne en stages ou en individuel.

Quand le muscle de la respiration -le diaphragme – se détend, que le dos se fait souple pour accueillir le ventre, que le mouvement des côtes n’est plus contraint :

– Le cœur s’apaise et un sentiment de douceur se diffuse dans la poitrine,  là où tout était si serré, peut-être même oppressé.

– Entre les côtes qui se soulèvent et s’abaissent au rythme du Souffle,  l’espace est chaleureux et semble pouvoir se dilater à l’infini, comme un sourire offert au monde.

– Le ventre n’apparaît plus trop mou ou trop étroit, trop inerte ou trop tendu. Il est le centre puissant d’où naissent mouvements et  déplacements. La voix en émerge comme d’une caisse de résonance. Le son remonte en d’agréables vibrations dans le bassin, la colonne et le sternum.

Nous sommes confiants et ouverts, forts et doux.

Et nous (re)trouvons alors des “états de corps” qui nous permettent de vivre dans notre matière le rayonnement du Plexus Solaire et la force de l’Ancrage. Nous les éprouvons.

C’est une réalité corporelle, qui crée une disposition intérieure. Un état de corps qui fait éclore une manière d’être à soi et une manière d’être au monde.

Ce n’est pas un luxe de se donner du temps pour détendre notre diaphragme.

C’est une nécessité pour nous donner la possibilité de revenir à notre vraie posture physiologique,  ce qui est la même chose que revenir à qui nous sommes vraiment.
Les tensions, en nous contraignant de manière répétées et prolongées, nous déforment. Nous avons besoin d’inclure dans nos vies des temps de pratique pour nous en libérer.

Je suis convaincue qu’une telle approche, adaptée, est vitale pour les enfants et devrait leur être proposée à l’école et à la maison. Évidemment, on en est loin dans la réalité !

Alors commençons déjà par pratiquer pour nous-mêmes,  les bénéfices en seront déjà très grands, y compris pour nos proches.

 

Marie.

*illustration crée par Lola Draloug, extraite de la formation Gyn’écologie Holistique : les bases

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Marie Pénélope Péres

Author Marie Pénélope Péres

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