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Rentrée & Vitalité Féminine : L’Énergie, le secret de la Rate en Médecine Chinoise

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Avez-vous remarqué comme la rentrée s’accompagne presque toujours d’une injonction invisible : celle d’un redémarrage immédiat, d’une productivité sans faille et d’une efficacité de tous les instants ?

À peine le rythme s’accélère-t-il – et malgré les vacances d’été encore si proches – que beaucoup d’entre nous ressentent déjà une fatigue insidieuse s’installer. Un manque d’entrain au lever, des coups de pompes dans la journée, ce fameux « brouillard mental » de l’après-midi, ou encore des tensions physiques diffuses.

En Occident, nous avons tendance à isoler les choses. Nous analysons nos coups de mous ou troubles passagers sous un seul prisme : « je dors mal », « je suis stressée » ou « je digère mal ».

Mais si nous changions de regard ? Si nous observions notre vitalité non pas comme une mécanique isolée, mais comme une montagne dont l’énergie, la paix métabolique et la clarté mentale en sont les différents versants ?

C’est précisément ce que nous enseigne la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) à travers l’un de ses concepts que je trouve particulièrement fascinant : le système Rate-Pancréas.

Au centre de la roue : La Terre comme pivot de transition

Pour comprendre la puissance de la Rate, il faut plonger au cœur de la cosmologie chinoise. Contrairement à l’idée que nous nous faisons des quatre saisons linéaires, la Médecine Chinoise s’articule autour de cinq mouvements.

La Rate-Pancréas est associée à l’élément Terre. Elle est la cinquième saison, le 5ème élément, celui qui ne se situe pas sur le pourtour de la roue des saisons, mais exactement en son centre.

La Terre est le pivot. À chaque changement de saison, il y a une période de transition de 18 jours que l’on nomme l’Intersaison, où l’organisme a besoin de revenir dans ce Centre. C’est là, dans cette matrice d’ancrage, que notre corps vient se recharger, se rééquilibrer et s’harmoniser avant de s’élancer vers la saison suivante. La rentrée est l’une de ces transitions majeures : c’est le moment d’atterrir sur notre propre terre pour ne pas nous laisser emporter par le vent de l’agitation.

Au-delà de la digestion : L’énergie comme expérience vivante

Quand on pense ” Rate”, l’esprit occidental l’associe presque toujours, de façon très réductrice, à la digestion physique. Pourtant, en MTC, la Rate régit avant tout notre sensation intime d’avoir de l’énergie. Elle gouverne notre tonus, notre force musculaire et cet entrain naturel — cet élan spontané et joyeux qui nous donne envie d’habiter nos journées avec présence, bien loin de la productivité agitée ou de la performance mécanique.

La Rate est le grand alchimiste du corps : elle extrait le Ying Qi (le Qi subtil et nutritif des aliments) pour fabriquer notre Qi (énergie vitale) et notre Sang.

Mais pour fabriquer cette vitalité, la Rate s’appuie sur un équilibre systémique global : quatre versants interconnectés qui façonnent cette paix intérieure – ou la sapent – au quotidien.

Les 4 versants de la montagne = 4 aspects de notre tonus

1. La Paix Glycémique

Chaque fois que nous consommons des glucides, nous sollicitons la fonction de « Transformation » de la Rate et du Pancréas.

Jusqu’à l’hiver dernier, j’ai cru que je n’étais pas concernée par les troubles de la glycémie. Je ne consomme pas de sucre raffiné (ou extrêmement rarement), je mange fait maison quasiment tout le temps, et mon assiette est celle d’une passionnée d’alimentation saine et vivante. Pourtant, je souffrais de difficultés digestives chroniques, notamment des ballonnements inconfortables après les repas, que j’attribuais, de façon erronée, à une légère intolérance au gluten.

La réalité de la “paix glycémique” est beaucoup plus nuancé que cela. Tout aliment qui contient des glucides — y compris nos céréales complètes et saines, les légumineuses, les fruits et un bon nombre de légumes — réclame un processus de transformation et de digestion des sucres complexe, qui peut s’avérer affaiblit chez certaines d’entre nous. C’est mon cas. Mon véritable problème n’était pas le gluten, mais une difficulté de mon corps à traiter cette transformation des glucides, perturbant ma glycémie et se manifestant cliniquement par des ballonnements, de la fatigue et très souvent du brouillard mental. 

Aujourd’hui, ces troubles qui étaient chroniques sont devenus très occasionnels. Je sais désormais bien adapter mes repas à mon cas, et lorsque je suis dans des circonstances où j’ai moins de contrôle sur mon assiette j’aide mon organisme avec un précieux allié de micronutrition à base de feuilles de mûrier blanc : je vous en reparle plus bas dans un chapitre dédié.

Stabiliser sa glycémie et préserver le Qi de sa Rate, ce n’est donc pas seulement fuir le sucre industriel ; c’est plus complexe que ça. Et ça vaut vraiment le coup de s’y pencher.

2. La Paix du Microbiote Intestinal

La transformation des nutriments est un écosystème symbiotique. Si notre flore intestinale est perturbée (dysbiose), des fermentations s’installent et la Rate perd sa capacité de tri. Les liquides stagnent, créant de l’Humidité-Chaleur digestive (ballonnements, inconfort, transit irrégulier) qui fatigue l’organisme, fabrique des déchets que l’organisme gère comme il peut en créant des petites poubelles un peu partout – c’set la notion de “Tan” en MTC que j’aborde un peu plus bas – se répercute directement sur l’éclat de notre peau (axe intestin-peau) et sur notre force immunitaire.

3. La Circulation Harmonieuse de nos Fluides (L’eutonie de nos parois)
En Médecine Chinoise, l’une des grandes fonctions de la Rate est de garantir l’intégrité de nos membranes et de maintenir le Sang à l’intérieur des vaisseaux. Lorsque sa vitalité est au rendez-vous, elle insuffle à nos parois vasculaires une eutonie parfaite — un tonus à la fois souple et ferme, capable de porter le mouvement sans s’affaisser. Si le Qi de la Rate faiblit, ce tonus vasculaire se relâche, perd son élasticité, et les liquides fuient dans les interstices des chairs. À la surface, sur la peau, les signes de ces troubles circulatoires veineux et lymphatiques ne trompent pas : fragilité capillaire, bleus faciles, varicosités, tendance aux œdèmes ou cellulite aqueuse. Mais sous la surface, l’impact est plus insidieux encore. Cette micro-stagnation silencieuse entraîne une véritable perte de vitalité, une fatigue de fond, de celles qui pèsent sur l’organisme sans crier gare. Elle s’accompagne d’une sensation floue de lourdeur — qu’elle soit ressentie de manière globale ou lovée dans des zones très localisées — qui dessine de véritables zones de stase, de petits marécages intérieurs où l’énergie s’enlise.

4. La Tranquillité Mentale face à l’Hyperactivité Cérébrale

La Rate abrite le Yi, le siège de notre pensée réflexive, de notre concentration et de notre mémorisation. Son grand agresseur moderne est l’hyperactivité intellectuelle et la rumination mentale (les pensées et soucis qui tournent en boucle). Ce surmenage intellectuel bloque et fige le Qi de la Rate, ce qui éteint notre énergie digestive et physique. C’est un cercle vicieux : plus nous mentalisons, plus nous ruminons, plus nous affaiblissons notre Rate ; plus notre Rate est faible, plus notre esprit s’embrouille et s’inquiète.

La Gynécologie Globale et les “TAN” : ce qui crée des congestions et des douleurs

Dans le prisme de la santé des femmes, l’affaiblissement de la Rate prend une dimension intime majeure à travers la formation de “TAN” : l’Humidité accumulée et les Glaires/Mucosités

Lorsque la Rate manque d’énergie pour transporter et transformer, les liquides organiques sains stagnent et se condensent en matières denses que la Médecine Chinoise classe en plusieurs catégories :

  1. Les Glaires Fluides (aspect glaireux, aqueux) : Elles se manifestent sous forme de kystes liquides, de pertes vaginales (leucorrhées blanches) ou de mucus.
  2. Les Glaires Denses (aspect d’amas épais, plutôt “mous”) : Elles s’incrustent dans les zones glandulaires et adipeuses. Ce sont les mastoses (seins tendus, gonflés et douloureux), les nodules, les polypes, l’endométriose, ainsi que les amas graisseux mous comme la cellulite aqueuse.
  3. Les Glaires Dures (aspect d’amas durs) : Les calculs ou calcifications.
  4. Les Glaires Invisibles : Celles qui envahissent l’esprit et provoquent le brouillard mental, la fatigue psychique intense ou les vertiges.

L’Écosystème des Seins et de l’Utérus

La poitrine et le bas-ventre de la femme sont des zones de haute réceptivité aux circulations d’énergie et de fluides. Les méridiens de la Rate, du Foie et de l’Estomac traversent ces régions.

  • Les tensions et mastoses des seins (masses molles fluctuantes qui vont et viennent au fil du cycle) correspondent à ces mucosités stagnantes (Tan) que la Rate affaiblie n’a pas pu éliminer. À l’inverse, les boules dures, fixes et douloureuses signent souvent des stases de Sang (bloquées notamment au niveau de la zone dorsale D3-D7).
  • Les congestions de l’utérus (lourdeur pelvienne, règles douloureuses avec caillots, cycles irréguliers) découlent du même manque de dynamisation des fluides par la Rate et le Foie.


Le Geste Somatique : Un rituel d’ancrage et de présence sensorielle


En pratique corporelle perceptive, nous n’exigeons rien de notre corps, nous ne cherchons aucune performance. Nous l’invitons simplement à se connecter à sa propre poésie naturelle et à son intelligence vivante pour libérer les stagnations et apaiser l’esprit.

L’exercice de base : Présence et respiration perceptive au sol

Cet exercice sensoriel est une véritable clé de voûte pour réorganiser l’espace interne de notre tronc, libérer notre diaphragme l’air de rien et relancer naturellement la pompe veineuse et lymphatique globale.

  1. Entrer en présence : Allongez-vous confortablement au sol, sur le dos, les jambes pliées et les pieds posés bien à plat pour permettre à votre bassin de s’étaler et de se déposer pleinement. Posez délicatement vos mains sur le bas de votre ventre. Ne changez rien. Prenez simplement le temps de créer une vraie présence et d’amener de la chaleur sous la paume de vos mains, en vous laissant bercer par le mouvement spontané de votre respiration.
  2. Accompagner l’expiration : Sans forcer, laissez l’expiration se présenter et accompagnez-la en sentant vos tissus profonds se resserrer doucement depuis les os de votre bassin. Laissez ce mouvement interne naturel engager les muscles profonds de votre périnée. Le ventre se resserre tranquillement vers la colonne vertébrale, et vous accompagnez ce mouvement en abaissant franchement le bas de vos côtes pour vider l’air en profondeur.
  3. Relâcher et recevoir : En fin d’expiration, suspendez tout effort. Relâchez complètement et laissez les tissus profonds se détendre au-dedans de vous. Accueillez l’inspiration qui revient d’elle-même : sentez comment l’abdomen et la poitrine s’expansent naturellement sous vos mains, s’élargissant sans aucune contrainte physique ou mentale.

Pratiquez ce cycle avec lenteur, comme une méditation sensorielle de 5 à 10 minutes chaque jour.
Peut-être que cela pourrait être la façon d’ouvrir et de fermer la journée, au lit, avant de se lever et avant de s’endormir ?
Si c’est régulier, je ne connais rien de si simple qui soit si puissant.



L’Alchimie Diététique et l’Herboristerie de la Terre

Nous pouvons soutenir notre Rate au quotidien à travers des gestes simples d’hygiène de vie et d’herboristerie :

  • Nourrir le Feu Digestif : Évitez trop d’aliments crus ou de nature froide (salades, laitages sortis du réfrigérateur, boissons glacées) qui éteignent la « marmite digestive » de la Rate. Privilégiez les cuissons douces (vapeur, al dente) et les aliments de couleurs chaudes (potimarron, carotte, patate douce, sarrasin).
  • L’apport de protéines régulateur : Visez un apport d’environ 0,8 g de protéines par kg de poids corporel par jour, réparties principalement au petit-déjeuner et au déjeuner. C’est le stabilisateur naturel de notre glycémie, qui évite les fringales et préserve l’énergie de la Rate.
  • Les Épices Réchauffantes : Intégrez à vos plats de la Cannelle(stimulante du Yang de la Rate et puissante régulatrice glycémique), du Gingembre (tonique du feu digestif, éliminateur d’Humidité) et du Curcuma (anti-inflammatoire et fluidifiant de l’énergie du Foie).
  • Les Plantes Lymphatiques et Drainantes :
    • Le Calendula (Souci) : Le grand draineur lymphatique qui déloge l’humidité, désengorge les tissus mammaires et pelviens (idéal en compresses chaudes sur la poitrine).
    • L’Ortie : Nourrissante et reminéralisante, elle va chercher les toxines incrustées pour les évacuer par l’urine.
    • Le Pissenlit : Nettoie profondément le Foie et la Vésicule biliaire pour libérer les stagnations d’énergie.

⚠️ Vigilance Gynécologique Majeure : Lors de la remise en circulation des stagnations et de l’Humidité Perverse (notamment par le drainage de la lymphe), il peut survenir une « crise de guérison » transitoire (fatigue, éruptions légères). Toute démarche de drainage lymphatique profond ou d’herboristerie lymphatique est strictement contre-indiquée chez la femme enceinte et allaitante afin de ne pas remettre en circulation de toxines vers le fœtus ou le bébé. Chez la femme enceinte, le soutien se fera uniquement via des nutriments doux et protecteurs (comme la microalgue sauvage ou le collagène).

Micronutrition profonde : Soutenir sa montagne avec la gamme Belles Sœurs

En résonance parfaite avec ces principes de MTC, la gamme de micronutrition Belles Sœurs propose des synergies d’actifs d’une précision biologique remarquable pour accompagner chaque versant de notre énergie :

  • Pour la Paix Glycémique et la fatigue post-prandiale : Le Programme Anti-Sucres est l’allié direct du Qi de la Rate. Grâce à sa feuille de mûrier blanc brevetée et au chrome, il régule la glycémie, réduit de 40 % les pics de glucose post-repas (évitant le coup de barre de l’après-midi) et stimule l’hormone de la satiété GLP-1 (+47 % à jeun). Sa concentration en bardane soutient l’élimination et accompagne l’assainissement du terrain.
    👉 Découvrir l’initiation d’1 mois (69 €)  | S’offrir la cure de 3 mois de régénération (169 €)
  • Pour dissoudre les stagnations de TAN (Seins, Utérus, Cellulite) : Body Flow agit comme le « serrurier enzymatique » de notre corps. Sa synergie végétale (vigne rouge, marron d’inde, petit houx) tonifie les parois vasculaires (fonction d’endiguement de la Rate) et booste le flux lymphatique. Surtout, son puissant complexe d’enzymes actives (NAC, Nattokinase, Bromélaïne) possède une action fibrinolytique capable de fragmenter, liquéfier et déloger les mucosités (fibrines, stagnations de Tan denses) logées dans les tissus mammaires ou utérins pour les guider doucement vers la sortie.
    👉 Découvrir l’initiation d’1 mois (49 €)  |  S’offrir la cure de 3 mois de régénération (139 €)
  • Pour nourrir la Terre (Épuisement profond) : Daily Superfood est l’allié ultime pour fabriquer du Sang et du Qi de qualité. Cette microalgue sauvage séchée à basse température fournit 115 nutriments hautement biodisponibles (oligo-éléments dont le Fer et le Sélénium, chlorophylle régénératrice, 20 acides aminés et SOD antioxydante). Elle nourrit profondément le terrain hépatique et cellulaire sans aucune contre-indication.
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  • Pour la paix de tous les microbiotes de notre corps : Gut & Balance, avec son mélange symbiotique breveté (prébiotiques + 16 souches de probiotiques), restaure la fonction de transformation de la Rate et élimine l’Humidité-Chaleur intestinale avant qu’elle ne migre vers d’autres écosystèmes (seins, utérus, peau).
    👉 Découvrir l’initiation d’1 mois (44 €)  |  S’offrir la cure de 3 mois de régénération (120 €) 
  • Pour libérer la Rate de l’oppression mentale : Mood & Stress agit sur le système nerveux central et l’axe du stress grâce à la Rhodiola rosea (adaptogène) et aux précurseurs de sérotonine. En apaisant l’anxiété et en stoppant les ruminations mentales (le Yi compulsif), il débloque l’énergie de la Rate à sa source psychologique.
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  • Pour la tenue des tissus et le soutien de la « Chair » (relâchement cutané, articulations) : Le Collagène Liquide agit en synergie avec la fonction de la Rate qui contrôle la forme extérieure du corps. Il apporte des peptides ultra-fins (300-700 Da) assimilés 4 fois plus rapidement, de l’acide hyaluronique et de la vitamine C pour ralentir le vieillissement de l’ADN cellulaire et préserver la souplesse tissulaire.
    👉 dans cet article j’en parle, en relation avec ma propre expérience de traversée de la ménopause.

S’accompagner pas à pas : De l’écoute d’un versant à la paix de la montagne

Soutenir son énergie cet automne, ce n’est pas « faire plus », ni s’imposer un nouveau programme de performance mécanique. C’est apprendre à s’observer depuis cette vision multifacette et vivante de notre écologie interne

Ce qui est profondément réconfortant avec cette vision systémique, c’est qu’en choisissant de prendre soin d’un seul de ces versants — que ce soit en lissant sa glycémie, en libérant le glissé de ses fascias, ou en s’accordant un temps de respiration au sol —, on « risque » positivement de prendre soin de toute “la montagne” qu’est notre vitalité !

Parce que dans le corps vivant, tout communique et tout se répond.

En choisissant une porte d’entrée, même modeste, vous allez faire bouger des stagnations invisibles, libérer des espaces et, peu à peu, accéder à des compréhensions nouvelles. Ces ressentis fins, vécus dans le réel de votre chair, vous éclaireront différemment. Ils vous enrichiront et vous inviteront à vous mettre à l’écoute d’une oreille neuve, plus attentive et plus douce.

Le cheminement n’a pas à être parfait ni linéaire. C’est un art de s’accompagner pas à pas, au fil de nos besoins , qui sont changeants :

Peut-être sentirez-vous aujourd’hui que votre priorité absolue est de retrouver la paix glycémique pour libérer vos ballonnements et nourrir votre élan naturel.

Puis, plus tard, quand cette assise sera stabilisée, vous sentirez que c’est le moment d’aller prendre soin d’une autre facette : décongestionner les tissus de votre poitrine, libérer votre bassin, ou apaiser les tempêtes de votre mental.

C’est ainsi, petit à petit, que l’on restaure sa Terre intérieure. Sans forcer, en laissant la vie circuler librement à nouveau. C’est le corps lui-même qui nous guide.

Et vous, par quel versant de votre montagne sentez-vous le désir de commencer votre voyage aujourd’hui ?

Marie Pénélope 

Portrait d'une femme avec un éventail en été, évoquant la ménopause et le bien-être corporel

Est-il bon de prendre du collagène pendant la ménopause ? Mon regard de femme de 50 ans et de somatopédagogue

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On a beau explorer les cycles, se tourner vers les plantes médicinales, ajuster notre alimentation ou chercher du réconfort du côté de la respiration et du mouvement, il y a des chemins de traverse qu’on découvre sur le tard. Si le collagène est aujourd’hui un pilier de bien-être dans ma ménopause, ça n’a pas été une évidence dès le départ. Ce mois-ci cela fait un an tout rond que je me supplémente, et j’avais envie de partager mes réflexions ici, par écrit.

Pendant longtemps, je ne me suis pas intéressée au collagène parce que, comme beaucoup, j’avais l’a-priori que ça ne concernait que l’esthétique et la surface du corps — là où moi, je m’intéresse avant tout à la vie dans le corps. Je me trompais totalement, et je m’en suis rendue compte au bout d’un moment. Il faut dire que lorsque j’entrais (rarement, mais ça m’arrivait) dans une grande parapharmacie et que je voyais des rayonnages entiers croulants sous les boîtes de collagène de toutes marques, de toutes formes et de tous prix, un peu comme les rayons de produits laitiers ou de bonbons dans les supermarchés… cela ne m’encourageait vraiment pas à dépasser mes a-prioris !

Mais quand j’ai commencé à mieux m’informer, j’ai réalisé que c’était profondément une question de santé, et tout particulièrement pour les femmes.

Tissus conjonctifs, Collagène et ménopause

Nos tissus conjonctifs portent l’histoire de nos vies. Pour comprendre ce qui se joue à la ménopause, il suffit de se rappeler ce que les hormones ont fait de notre corps à l’adolescence : elles ont sculpté notre plastique, notre modelé, nos formes et nos volumes. Elles nous ont fait « pulpeuses et juteuses ». Du point de vue de la nature, la jeunesse a un objectif précis — assurer la survie de l’espèce, et, l’abondance hormonale transforme alors les corps de petites filles en corps de femmes, avec un tissu cutané rebondi, des seins qui poussent, des hanches qui s’élargissent, etc.

À la ménopause, le cycle s’inverse. Toujours du point de vue de la nature, ces tissus ultra-fertiles ne sont plus requis, et les hormones se retirent plus ou moins doucement. C’est précisément là que tout se joue : la différence entre une transition qui se fait naturellement et tranquillement — car la nature sait le faire, pas de doute là-dessus — et une ménopause qui fait passer des années terribles tient à la manière dont ce dé-crescendo hormonal s’opère.

Si la baisse est brutale et par à-coups, c’est extrêmement difficile à vivre. L’organisme n’arrive pas à s’adapter assez vite, tout s’emballe, tout se dérègle. Et comme cet emballement est épuisant, cela ne fait qu’empirer les choses dans un de ces cercles vicieux qui font que tout va de mal en pis.

Pourtant, l’interaction est si grande entre les tissus conjonctifs et les hormones qu’ils forment un véritable écosystème. C’est précisément là qu’un levier s’ouvre pour nous : agir sur l’un des éléments du duo permet d’en calmer l’engrenage lorsqu’il s’est emballé. L’idée n’est absolument pas de stopper ou d’empêcher la réduction hormonale — la nature fait son œuvre —, mais d’en tempérer l’évolution. Soutenir les tissus avec un apport en collagène de haute qualité est le geste le plus adapté à ce qui se passe à ce moment-là. En agissant sur le tissu conjonctif, c’est l’ensemble du duo hormones-tissus qui en bénéficie, et ce rééquilibrage se propage à tout le corps. C’est en brisant ce cercle par cette porte d’entrée qu’on redonne à l’organisme la possibilité de se réajuster et de relancer sa vitalité.

Est-il bon de prendre du collagène pendant la ménopause ? Ce que dit la santé globale

Alors, est-il bon de prendre du collagène pendant la ménopause ? À cette question, la réponse se trouve dans une vision globale, et ancestrale, de la santé.

Traditionnellement, en médecine chinoise, le bouillon d’os – naturellement riche en collagène – a toujours été la base de l’alimentation des femmes durant les grandes transitions de vie, tout en soutenant le corps en période de vieillissement. Ce même bouillon servait d’ailleurs de base pour y faire décocter des racines médicinales, comme l’indispensable angélique chinoise ou l’astragale. Bref, j’ai réalisé que se supplémenter en collagène n’était absolument pas l’apanage des temps modernes ou d’une dérive superficielle.

J’ai commencé tard, à 51 ans, et il m’a fallu plus de six mois pour sentir que la carence accumulée commençait enfin à se combler. C’est un processus de fond, pas un tour de magie.

Pourquoi j’ai choisi ce collagène-là en ménopause : l’histoire d’une révélation

Dès le départ, lorsque j’ai eu envie d’explorer ce terrain, je n’ai pas cherché des formats standardisés : j’ai cherché une vraie qualité, avec une fabrication éthique et éco-responsable sur tous les plans. Et c’est comme ça que j’ai rencontré Belles Sœurs ! J’ai adoré leur collagène en comprimé, leur toute première formule. Ç’a été une révélation dans ma vie, et j’en ai beaucoup parlé, tant j’étais surprise et tellement heureuse d’observer tant de changements, de regagner en force, en souplesse, en confort.

Alors, quand la nouvelle formule est arrivée, je ne voyais pas trop pourquoi elles avaient voulu le faire, à vrai dire. Et puis je l’ai immédiatement testée, car j’étais, quand même, très curieuse !

J’ai senti le changement de niveau dès la première prise ! (Oui, je sais, j’ai une perception très fine — on le dit souvent, presque comme si ça ne pouvait pas être vrai, mais j’ai passé ma vie à développer ma proprioception et je ne vais pas me diminuer là-dessus, même si ça étonne). J’ai senti au bout de trente minutes une vague de douceur fraîche, quelque chose d’onctueux qui se diffusait partout. Et c’est clairement ça, cette nouvelle formule. Elle va plus loin dans l’hydratation interne (entre autres) et ça se ressent presque immédiatement.

Derrière ce ressenti, il y a un véritable travail de titan mené en coulisses par les fondatrices. Pendant deux ans, elles ont poussé la recherche et le développement main dans la main avec des chercheurs et des scientifiques pour aboutir à une formule d’une exigence rare : 

Quand on regarde de près ce qui a changé par rapport aux comprimés, le fossé technologique est immense :

  • Une absorption 4 fois plus rapide : Fini les comprimés, on passe sur un format en ampoules buvables (au bon goût d’agrumes, sans édulcorants).
  • La révolution des daltons : Grâce à un clivage ultra-fin, la molécule atteint un poids moléculaire de 300 à 700 daltons, avec une proportion inédite de 45% de di et tripeptides. C’est ce qui permet aux acides aminés d’aller se diffuser directement là où le corps en a besoin.
  • Une synergie « Triple Action » redoutable d’efficacité : Cette version intègre de l’acide hyaluronique breveté (120 mg) pour créer un environnement parfaitement hydraté pour les fibres, couplé à une vitamine C ultra-dosée (75% des apports journaliers) pour relancer la synthèse naturelle.
  • Au cœur du vivant : Petite merveille en plus, cette formule a une action documentée sur les télomères, contribuant à ralentir le vieillissement biologique de l’ADN. On bascule d’un simple complément à une véritable démarche de longévité cellulaire.


Mon rituel au long cours pour accompagner la vitalité

Je le prends aujourd’hui en continu : je ne veux plus laisser mon corps en manquer, après l’avoir fait pendant trop longtemps.

Et je crois profondément que c’est ce qui s’est joué pour moi : mois après mois, la prise de collagène a eu cet effet puissant de briseur de cercle vicieux. Lorsque l’organisme a enfin pu souffler et récupérer, toutes mes pratiques de santé se sont remises à me faire du bien. Le cercle vicieux était rompu, et un cercle vertueux a pu se remettre en place.

C’est devenu un geste simple et profondément bienveillant : une ampoule par jour, pure ou diluée dans une boisson froide (de préférence, pour préserver toute la vitamine C). Je ne fais plus de pauses, et pour celles qui se posent la question, c’est également une formule parfaitement sûre et compatible pendant la grossesse et l’allaitement.

Pour moi, prendre soin de sa structure, ce n’est pas chercher à figer le temps. C’est un acte de réparation, de souveraineté et d’amour. Prendre soin de sa force, de sa densité, de sa souplesse, c’est cultiver la vie en soi et c’est refuser, très biologiquement, de s’effacer sous prétexte qu’on avance en âge.

Et vous, où en êtes-vous avec ce dialogue secret entre votre corps et le temps qui passe ? Partagez vos ressentis en commentaires, je serai ravie de vous lire 💜

tresse de d'aubépine

Nos racines de sorcières : de l’herboristerie empirique à la reconquête de notre souveraineté

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Je suis partisane d’une réappropriation de l’usage des plantes médicinales en mode sorcière ! Dans cette démarche, l’apprentissage ne passe pas par des manuels austères, mais par le faire ensemble, l’oralité et l’usage dans la vie quotidienne.

Tout en cueillant, en fabriquant et en essayant des remèdes pour solutionner les maux du quotidien, nous nous exposons à de vraies réflexions sur ces plantes que nous avons entre les mains. À travers l’expérimentation, nous apprenons à tenir compte de notre corps, des signaux qu’il émet, de son langage. Nous aiguisons notre capacité à observer et à ressentir.

C’est une démarche d’investigation qui prend sa source dans l’expérience et le sensible. La théorie vient après, si elle est nécessaire. À mon sens, c’est la base de la démarche scientifique ! Cette façon de faire, empirique, a fait totalement partie de la vie des femmes pendant des millénaires.

Qui étaient ces femmes qui prenaient soin des autres ? Et comment avons-nous perdu ce fil ?

Le temps des “simples” et des femmes de savoir

Le contexte de l’époque est celui d’un peuple majoritairement paysan, dont les mains affairées ne s’arrêtent jamais de glaner, ramasser, récupérer. Les écorces, les feuillages, les baies, les champignons, les racines et les fleurs font intégralement partie de la vie domestique pour se nourrir, se vêtir et, bien évidemment, se soigner. Chaque femme, en tant que gardienne du foyer, est détentrice de recettes à base de « simples » (le nom donné alors aux plantes médicinales), transmises de famille en famille. Être autonome est une condition de survie.

Et puis il y a celle qu’on va chercher quand les remèdes domestiques ne suffisent plus : la Sage-femme. Entendons-le dans le sens de l’époque, la femme Sage.

Ses connaissances sont vastes. Elle a fait de l’art du soin le centre de sa vie et se déplace avec ses herbes auprès de celles et ceux qui en ont besoin. Elle entoure l’enfantement de ses soins, fournit des plantes pour réguler les naissances et, dans certains cas, pratique l’avortement. Elle est un pilier absolu dans la vie des femmes.

La rupture : quand la médecine académique s’est construite sur notre silence

Ce mode de vie s’est brisé à la Renaissance, au moment où ont été fondées les premières universités de médecine, réservées exclusivement aux hommes.

Un gouffre s’est ouvert entre la pratique médicinale des femmes et la médecine académique. L’Ordre des médecins, fraîchement établi, vit d’un fort mauvais oeil ces paysannes dont le peuple loue l’efficacité. Pour casser ce pouvoir ancestral, on rédige un manuel d’inquisition : le Malleus Maleficarium (le « marteau des sorcières ») en 1486.

L’argument de choc, figurant dès la première page, vise à les éliminer :

« Nul n’a fait plus de tort à la foi catholique que les Sages-femmes : elles calment les douleurs de l’accouchement alors que celles-ci sont une punition de Dieu pour le péché d’Ève ; elles vont à l’encontre de la volonté divine en pratiquant le contrôle des naissances et l’avortement. »

En quelques générations de tortures, de terreur et de bûchers, ces transmissions féminines vieilles de plusieurs millénaires ont été violemment déracinées du quotidien. Les universitaires et les médecins en ont compilé les bases dans des livres écrits par eux, s’appropriant les recettes des femmes sans jamais mentionner leurs sources.

Ce gouffre ouvert il y a plusieurs siècles ne s’est pas tout à fait refermé. Encore aujourd’hui, la médecine académique continue parfois d’intimider les corps des femmes — et ce n’est pas un hasard si c’est particulièrement en gynécologie et en obstétrique que l’on constate encore tant de gestes médicaux intrusifs ou de déni.

La perte de notre souveraineté intérieure

Les femmes, en première ligne de ce traumatisme historique, y ont perdu ce que je nommerai leur souveraineté.

J’entends par là la souveraineté sur leurs organes génitaux, sur leur ventre, sur leur sexualité. La souveraineté non pas sur autrui, mais sur soi-même.

Sans ce sentiment naturel de souveraineté au centre de soi, nous devenons dépendantes. Affectivement, socialement et spirituellement dépendantes. Alors, nous attendons qu’on nous donne la permission :

  • La permission d’utiliser les plantes,
  • La permission de se soigner,
  • La permission d’accoucher ou d’avorter,
  • La permission de dire oui, ou de dire non.

Nous attendons un diplôme, l’assentiment de nos pairs, du mari, du médecin ou du sachant.

Mais tout au fond de nous, nous le savons : la seule permission dont on ait besoin, en vrai, c’est la nôtre. Et sa source se trouve toujours au même endroit, malgré l’oubli. Dans notre ventre.

Réinvestir son territoire intérieur avec LA MAISON

C’est précisément pour recréer cet espace d’autonomie, relier nos connaissances intimes et sortir des injonctions extérieures que j’ai imaginé LA MAISON Rites de Femmes.

Un espace ressource, vivant et sensible, pour renouer avec l’écoute de soi, comprendre son corps de l’intérieur et réhabiter sa souveraineté, pas à pas.

(Pour aller plus loin sur l’histoire de ces femmes soignantes, je ne saurais trop vous conseiller la lecture indispensable de “Sorcières, sages-femmes et infirmières : une histoire des femmes soignantes” de Barbara Ehrenreich et Deirdre English aux Éditions Cambourakis).

Le cou, le système nerveux et la digestion : quand tout est lié

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« C’est un peu étrange quand même ! Ça voudrait dire par exemple que si l’on souffre de tensions cervicales, on pourrait avoir des troubles digestifs, comme des ballonnements ou des reflux gastriques, et que tout cela est lié ? »

OUI. Ça peut sembler fou, mais c’est pourtant une réalité.

Personnellement, j’en ai fait l’expérience de manière très concrète. Pendant une longue période, j’ai eu des ballonnements à chaque aliment ingéré — des symptômes traînés pendant des années malgré une excellente hygiène de vie, au point que j’avais fini par me résigner.

Tout a basculé le jour où j’ai entrepris un travail en profondeur sur la zone du cou grâce à la méthode MDB, une gymnastique sensorielle qui permet de mobiliser les fascias. Ce travail très fin m’a offert une détente des tensions et une libération des tissus figés que je n’aurais pas cru possibles.

Au début, j’étais perplexe. Je ne voyais aucun lien entre mon cou et ma digestion. Et puis, de nombreux éléments de mon parcours dans les pratiques somatiques se sont assemblés. Ça a fait tilt, provoquant une puissante prise de conscience, tant dans ma relation à moi-même que dans ma trajectoire de pédagogue somatique.

Spoiler alert : J’ai réalisé que mes troubles digestifs ne venaient ni des aliments, ni de la défaillance d’un organe digestif. Ce n’étaient que des conséquences, pas la cause ! La vraie source de ces inconforts, c’était l’état de mon système nerveux — et plus particulièrement de mon système nerveux autonome.

Quand le système nerveux autonome s’en mêle

Le système nerveux autonome (composé des branches sympathique et parasympathique) gère toutes nos fonctions vitales, dont la digestion.

À partir de ce constat, j’ai changé mon sujet d’attention au quotidien. Au lieu de focaliser sur ce que je devais manger pour espérer calmer mon ventre, j’ai commencé à observer mon système nerveux.

Une parenthèse s’impose : j’ai vite découvert que j’étais bien peu outillée pour cela ! Comment observer son propre système nerveux ? Comment savoir s’il est équilibré ? Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire de sentir son système nerveux autonome, sachant qu’il gère des fonctions inconscientes ?

J’ai senti que je touchais là à un vaste chantier d’exploration. Depuis cette époque, je n’ai pas cessé de l’étudier sous toutes les coutures. Cela a profondément modifié ma façon de pratiquer pour moi-même, de transmettre aux autres, et a donné à ma vie professionnelle une direction totalement inattendue.

Revenons-en à notre cou et au « pourquoi du comment ». Pourquoi cette zone a-t-elle eu un tel impact sur mes inconfortables ballonnements ?

Un peu d’anatomie : le voyage des nerfs à travers le cou

Pour visualiser ce mystérieux fonctionnement, faisons un petit détour par l’anatomie :

  • Le système sympathique : Les nerfs qui le composent naissent dans le cerveau, sortent par la colonne vertébrale (dans la moelle épinière) et descendent vers le tronc pour irriguer les organes. Au niveau du cou, ils circulent donc au cœur de la colonne cervicale.
  • Le système parasympathique : Le nerf vague et ses multiples ramifications empruntent un autre chemin. À leur sortie du crâne, ils traversent directement les tissus mous du cou, faits de multiples couches de muscles et de fascias.
  • Le nerf phrénique : Il prend également naissance dans le crâne et innerve le diaphragme, notre muscle respiratoire principal. Lui aussi chemine à travers les couches cervicales de muscles et de fascias.

Ce qui se passe lorsque tout est fluide

Si nos vertèbres cervicales et nos articulations crâniennes sont libres et mobiles, et si les fascias gardent leur juste tonus, le passage des nerfs du crâne vers le thorax se fait sans encombre.

Ce qui se passe en cas de tensions

Mais si ce n’est pas le cas :

  1. La compression : Les contractures cervicales risquent de pincer, étirer ou comprimer les nerfs qui traversent la zone.
  2. Le contrecoup à distance : Lorsqu’un nerf est malmené, ce n’est pas au niveau du nerf lui-même qu’on ressent la douleur, mais dans tout le territoire dont il a la charge.

Si le nerf commande un organe (comme l’estomac ou l’intestin), c’est l’organe qui s’affole : une production excessive ou insuffisante d’acides, un transit ralenti ou accéléré, des spasmes ou des fermentations. Si le nerf commande un muscle — comme notre diaphragme —, c’est toute la mécanique respiratoire qui se crispe, impactant par la même occasion les organes situés juste au-dessus et juste au-dessous.

En résumé, les tensions de la nuque pèsent lourd sur notre équilibre interne :

  • Directement, en perturbant les portions des nerfs sympathiques et parasympathiques qui traversent le cou.
  • Directement, en contraignant le nerf phrénique et en créant une tension permanente du diaphragme.
  • Indirectement, parce que ce diaphragme tendu devient à son tour un obstacle pour les nerfs qui le traversent lors de leur descente vers le ventre.

La complexité de nos tensions : une histoire d’apprivoisement

Prends le temps de souffler. C’est tout à fait normal de ne pas tout saisir du premier coup : ce sont de multiples pièces de puzzle à assembler. Si besoin, défocalise ton attention, pose la lecture et reviens-y plus tard. Le pont entre le concept et le ressenti se fera naturellement.

Je voudrais ajouter un dernier mot sur la difficulté que nous avons parfois à percevoir nos propres tensions. Notre région cou-nuque-tête (qui englobe le visage, la mâchoire, la langue ou les yeux) porte souvent des cuirasses installées dès l’enfance. Nous nous y sommes habituées au point de nous y identifier : c’est notre « normalité ».

Faire évoluer nos capacités proprioceptives sur cette zone demande donc du temps, de la curiosité, de la patience et beaucoup de bienveillance.

C’est précisément toute la beauté de l’approche somatique : aller à la rencontre de notre matière vivante sans forcer, avec respect.

Reprendre les rênes de nos SPM : traverser le marécage abdominal et retrouver notre autonomie

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Et si le Syndrome Pré-Menstruel n’était pas une fatalité biologique, mais l’appel d’un corps figé qui demande à respirer ? Explorons ensemble le « marécage abdominal » et le chemin vers une souveraineté intérieure.

Ventre congestionné, chevilles gonflées, seins tendus ou douloureux, transit perturbé, irritabilité… La liste des désagréments liés au syndrome pre menstruel est longue, et beaucoup trop familière !

De légers à profondément handicapants, ces symptômes du Syndrome Pré-Menstruel (SPM) rythment la vie de tant de femmes. Pour certaines, ils durent à peine un ou deux jours avant les menstruations. Pour d’autres, ils s’installent dès l’ovulation pour ne lâcher prise qu’à l’arrivée des règles — soit près de quinze jours par mois. Dans les cas les plus sévères, les règles elles-mêmes n’apportent aucun répit : elles sont douloureuses, abondantes, sombres, épaisses, parfois accompagnées de caillots, exténuantes.

Alors bien sûr, on pourrait se tourner exclusivement vers l’assiette ou la micronutrition. C’est souvent une démarche saine et utile, mais elle ne suffit pas toujours à toucher le fond du problème.

Pourquoi les solutions extérieures finissent par s’essouffler

Combien de fois a-t-on essayé un nouveau protocole, un changement de régime, un complément, avec un soulagement immédiat… qui finit par s’estomper avec le temps ? C’est décourageant, et cela donne l’impression d’être prisonnière d’une boucle sans fin.

Si l’amélioration ne dure pas, c’est que nous cherchons souvent la solution à l’extérieur de nous, là où le problème est pourtant profondément intime et interne.

Au fil de mes explorations somatiques, j’ai compris que derrière ces vagues d’inconforts et cette souffrance organique se cache ce que j’appelle le « marécage abdominal ».

  • Qu’est-ce que ce marécage ?
  • D’où vient-il et pourquoi s’installe-t-il ainsi ?
  • Surtout, comment s’en extraire pour retrouver un corps vivant, souple et souverain ?

Arrêter de « faire » pour enfin « sentir » : le socle de l’approche somatique

Ce que nous nommons SPM n’est pas une fatalité biologique contre laquelle nous serions impuissantes. C’est l’expression d’un système qui manque de fluidité, de circulation et d’espace.

Lorsque les tissus de l’abdomen se figent, que les fascias perdent leur glissement et que le diaphragme se tend, c’est tout le système pelvien et abdominal qui se retrouve en congestion.

Mais attention : le piège classique, c’est de vouloir régler cela en « faisant » encore. En s’agitant, en voulant des résultats, en appliquant des techniques de manière mécanique. C’est le meilleur moyen de retomber dans une relation au corps rigide, une injonction de plus.

Dans mon approche, le véritable point de départ est tout autre : c’est le retour au perceptif.

Avant de bouger, de mobiliser, de masser, de stimuler ou de drainer, il y a un temps fondamental pour s’arrêter, suspendre le faire, et apprendre à ressentir. Venir habiter l’intérieur de sa matière, apprivoiser ce qui s’y raconte avec curiosité, patience et bienveillance. C’est uniquement sur cette base sensible et incarnée que le mouvement et les outils prennent tout leur sens.

Vers une boîte à outils globale et autonome

C’est cette alliance entre la conscience fine du système nerveux, le retour au ressenti et des pratiques corporelles justes que je transmets.

Il ne s’agit pas d’ajouter une couche de complexité à notre quotidien, mais de relier simplement :

  • Le souffle et la détente du diaphragme, guidés par l’écoute intérieure.
  • Le toucher fin par les automassages (notamment avec des balles souples) pour redonner du glissement aux fascias.
  • L’apaisement du système nerveux pour sortir de l’urgence.

C’est tout cet ensemble de connaissances et de pratiques que je rassemble au sein de LA MAISON Rites de Femmes : un espace ressource pour cheminer pas à pas, hors des injonctions, vers une autonomie profonde.

Parce que reprendre les rênes de nos cycles, c’est avant tout réapprendre à habiter notre territoire intérieur avec douceur et souveraineté.

Le nerf vague ! Cette star !

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Le nerf vague : cette star !

On en parle partout, tout le temps. Il a envahi la toile, et oui : le nerf vague est un peu la star du moment !

Chez Rites de Femmes, nous l’avons rencontré, et il a accepté de se confier un peu sur son rôle, ses super-pouvoirs… et ses galères. Belle rencontre à toi !

 

Travail de détente des espaces crâniens

 

Dans les coulisses du nerf vague

« Bonjour ! Je suis le nerf vague. J’ai de nombreux noms (pneumo-gastrique, cardiaque, cardio-pneumo-entérique) et un emploi du temps pour le moins chargé ! »

  • Côté sensori-moteur : J’anime la base de la langue, le voile du palais, l’épiglotte, ainsi que le pharynx et le larynx.

  • Côté neuro-végétatif (Système Nerveux Autonome) : J’assure le bon fonctionnement de votre vie végétative. C’est-à-dire tout le travail de fond effectué nuit et jour par vos organes et vos glandes, sans que vous ayez besoin d’y penser : respiration, battements du cœur, digestion, sécrétions hormonales, péristaltisme et élimination.

D’où est-ce que je sors ?

Je prends naissance dans le système nerveux central, dans le crâne. De là, je descends par le cou, je traverse la région de la poitrine, puis je rejoins l’œsophage pour traverser, avec lui, le muscle diaphragmatique !

J’entretiens d’ailleurs une grande histoire d’amour avec le Plexus Solaire : je forme une chaîne de ganglions importante dans cette zone, à la hauteur de l’estomac, et mes multiples ramifications partent en arborescence innerver les glandes et les organes de l’abdomen.

Je suis sympa ou pas sympa ?

Je fais partie du réseau parasympathique. C’est moi qui veille à la réparation tissulaire après l’action, qui augmente les sécrétions et le tonus musculaire digestif, qui ramène l’énergie de la périphérie vers le centre, ralentit le corps et favorise le repos.

Je suis plutôt sympa, non ? Tout va bien alors, la vie est belle !

Quand la star se fait coincer

La vie est belle… SAUF si je me fais écraser, pincer ou écarteler lors de mon parcours à travers nos grands axes de tension.

Mes deux pires ennemis sur la route ?

  1. Le diaphragme

  2. Les muscles et les fascias du cou

Et là, c’est le drame : je perds ma modération légendaire. J’envoie des influx incontrôlés à ces pauvres organes qui s’en trouvent complètement déboussolés. Brûlures d’estomac, ulcères, spasmes intestinaux, gaz… Rien ne va plus !

« Oh, la la… Mais comment on évite ça ? » me demanderez-vous.

Eh bien, il faudrait déjà que celui qui fait la respiration — le diaphragme — se détende un peu ! Il y en a assez de subir ses contractures qui se propagent jusque dans les cervicales, la langue, les yeux, les mâchoires et les muscles du cou. Partout où je passe, je subis les dégâts. Il se rend compte du bazar, oui ou non ?

Retrouver la fluidité par le retour au perceptif

On l’a compris : pour que le nerf vague retrouve sa paix royale, il faut redonner de l’espace au diaphragme et aux tissus du cou.

Mais attention : on retombe trop souvent dans le piège de vouloir forcer la détente, de « vouloir » que le diaphragme se lâche en lui donnant des ordres. Le corps déteste ça.

Pour libérer ces zones de passage, le véritable point de départ, c’est le retour au perceptif. C’est suspendre le faire, s’arrêter, et apprendre à ressentir finement l’intérieur de sa matière. C’est par cette écoute sensible, combinée à des outils concrets (comme le travail fin des fascias ou la conscience du souffle), que le système nerveux peut enfin redescendre en sécurité.

Tu veux prendre soin de ton nerf vague ?

Envie d’explorer ces chemins anatomiques et somatiques en profondeur, à ton rythme et en toute autonomie ?

Retrouve toutes nos ressources, nos explorations guidées et notre archive vivante au sein de LA MAISON Rites de Femmes, l’espace ressource pour réhabiter ton corps de l’intérieur.

 

 

 

Ménarches et ménopause

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Ménarches et Ménopause

Tout devrait pourtant bien se passer...

Actuellement dans notre société, la ménopause est vue comme :

“C’est pas grand chose, c’est juste l’arrêt des menstruations !”

et pourtant, en parallèle, il y a un côté anxiogène médical…

La ménopause c’est le portail de l’autre côté de la ménarche.

D’un point de vue des transformations biologiques, c’est le miroir de l’adolescence. D’un côté : on construit, on installe, et de l’autre : on défait, on désinstalle. Ce sont deux phénomènes naturels. Il n’y a pas de raisons, à priori, de médicaliser ces processus physiologiques qui sont prévus par les cycles de métamorphoses du vivant (sauf cas particuliers bien sûr). Mais tout comme on admet que l’adolescent soit dans une période particulière “en transition”, il serait judicieux de considérer que :

La périménopause nous met à nouveau dans une période transitionnelle qui n’est pas forcément confortable parce que “en train de se faire”.

C’est normal, en miroir de l’adolescence, que ça prenne du temps, que ça soit une période potentiellement perturbante/questionnante même si elle peut très bien se passer physiquement parlant. C’est une période de transformation qui suit un chemin complexe.

 

Pourquoi est-ce que dans le monde occidental il y a autant de signaux de déséquilibres à la périménopause ?

C’est parce qu’un grain de sable vient se mettre dans cet engrenage, dans ce processus qui est naturel, et ce grain de sable c’est l’épuisement du système nerveux qui est un fait dans nos sociétés. Il est donc particulièrement important de commencer à s’y pencher dès quarante ans (et même avant !) afin de se préparer au mieux à cette transition.

Afin de vous accompagner pour préparer/traverser cette période, en plus de la série de vidéo sur Youtube, je vous invite à découvrir notre démarche, la gynexploration® !

En savoir plus !

Le diaphragme dans notre accordage psycho-corporel

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Le diaphragme dans notre accordage psycho corporel

Ou comment travailler le lien entre son corps et ses pensées.

Le diaphragme est un muscle, au centre de notre motif corporel.

Dans le travail corporel, accorder de l’attention au muscle diaphragmatique permet de remonter à la source de bien des tensions physiques :

Douleurs de dos,  fragilités lombaires, asymétries posturales, restriction de la mobilité du bassin, organe mal positionné (notamment utérus rétroversé), hernie hiatale, cambrure excessive, nuque bloquée, enroulement des épaules en avant …

Mais aussi d’états intérieurs inconfortables :

Oppressions autour du cœur,  gorge serrée, mâchoire crispée,  yeux tendus ou douloureux, migraines,  respiration limitée,  voix faible et fatigantes, sentiment de ne pas être dans son corps, sentiment d’anxiété latente …

Aussi, découvrir ce muscle à travers une approche sensible et précise à la fois, me semble être un préalable fantastique pour toute personne qui s’investit dans une pratique qui engage le corps : que ce soit du sport, de la méditation, de la danse, un instrument de musique, le chant etc… Ou ‘juste’ pour vivre pleinement, tout simplement !

Étrangement, et certainement parce que le corps se réajuste au plus profond de lui-même, l’accordage diaphragmatique nous rend plus adroit et habile quoi qu’on touche !

Nos capacités neuromotrices retrouvent leur plein potentiel, notre geste devient plus spontané, fluide, assuré, le corps est plus souple, nos réflexes sont vifs et nos pensées plus claires et efficaces.

C’est une belle expérience à faire pour ressentir concrètement le lien entre mon corps et ma pensée :

Quand mon corps retrouve son souffle intérieur, libéré des tensions emprisonnantes alors je pense mieux, je pense clair, je pense joie, je pense avec limpidité, et ce qui pouvait sembler relever de conflits psychologiques… n’est plus là…!

*illustration crée par Émeline Courcelle extraite de la formation Gyn’écologie Holistique : les bases

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Comment je me suis formée à l’accordage diaphragmatique psycho-corporel :

– Auprès de Kar Fung WU de 1993 à 1997 à Paris.
Kar Fung WU transmet l’ enseignement qu’elle a reçu dans les temples en Chine. Comme le veut sa tradition, son enseignement est global et part d’abord du corps par le biais de pratiques énergétiques corporelles intensives, menant à une profonde expérience intérieure. Ensuite viennent les connaissances en médecine traditionnelle, puis l’étude des textes sacrés.
La base de sa pratique corporelle est centré sur l’accordage diaphragmatique énergétique.

– Auprès de Yvette CLOUET de 1998 à 2001 à Marseille.
Yvette Clouet à fait le pont entre orient et occident. Voyant que nos corps d’occidentaux n’en sont pas au même point que les corps des orientaux, elle a voulu comprendre avec précision ce qu’est la respiration physiologique. Ses recherches en ostéopathie, anatomie, eutonie, méthode Mezière et gymnastique douce sont venues éclairées sa longue pratique du Yoga. Elle a développé une pédagogie corporelle perceptive du diaphragme, une approche totalement novatrice, à la fois extrêmement précise -qui s’appuie sur l’anatomie vivante- et sensorielle, qui met en jeu l’écoute fine dans des exercices basé sur l’état de détente et d’intériorité.

– Auprès de Claire LARONDE de  2002 à 2005 à Issy-les-Moulineaux, Conservatoire Niedermeyer.
Claire Laronde, danseuse et professeur, a développé une méthode de Danse et thérapie du mouvement, qui relie sa grande expérience en  danse contemporaine-impro-contact avec la méthode  Danis Bois -le mouvement thérapeutique-  et l’étude du processus en art-thérapie.
Ces années d’étude auprès de Claire Laronde m’ont permis de mieux comprendre le pourquoi des effets psychiques déclenchés par le travail du corps. La compréhension de ce processus d’accordage psycho-corporel a été important dans l’évolution de ma pédagogie.

Rejoins-nous pour en savoir plus sur le rôle du diaphragme au sein du système psycho corporel :

Stage l'océan intèrieur

Derrière le mot “danse”

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Derrière le mot "danse"

Qu’est-ce que la danse a à voir avec nos formations en santé des femmes ?

« Ne sentez-vous pas que la danse est l’acte des métamorphoses ? » Paul Valéry

 

J’aime bien cette petite phrase de Paul Valery ! L’impression qu’elle est aurait pu être mienne, à un moment de ma vie !

Et je ressens les échos de ces mots vibrer en moi, d’autant plus fort en vieillissant, que mon parcours de vie personnelle m’a fait connaitre l’expérience paradoxale et si douloureuse, de me sentir déconnectée de mon corps, à plusieurs reprises. 

On danse véritablement quand notre geste prend naissance tout au fond de nous, en un lieu si vrai, si profond et si global qu’il semble que l’univers est en soi.

La danse est avant tout acte de présence, intensité de présence. Et le mouvement naît de là.

La danse n’est donc pas nécessairement chorégraphie. En fait la danse existe en nous, avant et au-delà d’une organisation chorégraphique du mouvement et du geste. 
Notre matière est vivante. Cette vivance est mouvement. Un mouvement qu’on pourrait dire « fondamental ». De même nature que le mouvement de fond qui anime la Terre, les eaux, la croissance végétale, le déplacement des planètes etc.

L’expérience dansée rejoint en cela la pensée développée par les alchimistes au cours des siècles, qu’on retrouve en partie dans la science quantique moderne, qui dit que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et qu’on retrouve dans l’infiniment petit l’exact miroir du fonctionnement de l’infiniment grand, et réciproquement.

Ce mouvement « fondamental » organise la matière. 


C’est ce qui fait que d’une minuscule graine est sorti ce tilleul immense et majestueux qui trône dans le jardin de mon voisin de gauche. Que de la rencontre d’un spermatozoide et d’un ovocyte va sortir une personne toute entière. C’est cette organisation en mouvement qui est la cause du miracle de vie que nous avons sous les yeux à chaque instant, jusque dans les plus petits détails. Le mouvement fondamental organise la matière vivante, la fait se développer, évoluer -de métamorphoses en métamorphoses- selon les lois architecturales naturelles.

Et celles-ci sous-tendent le potentiel vital, la santé, l’énergie et la joie de vivre.

C’est cette notion de justesse architecturale naturelle que j’ai en tête quand je vous parle de posture, de geste ou de respiration physiologique. 

C’est le cœur de tout travail corporel digne de ce nom que de stimuler la prise de conscience de nos distorsions physiologiques et de mettre en œuvre des chantiers de restauration pour tendre à nouveau vers notre magnificence architecturale de base.

On ne peut travailler à ce chantier avec pour moteur l’autorité du mental sur le corps. Ça ne peut pas fonctionner.

Seule la matière vivante sait comment s’y prendre pour retrouver les rouages du mouvement fondamental qui l’ont fait se développer, avant que surviennent les distorsions.

C’est là que se situe la danse. Il s’agit de retrouvailles.
La danse est cette qualité de relation à soi-même, ce dialogue intérieur proprioceptif, qui nous permet d’entrer dans nos chantiers de restauration et de préservation physiologique, avec écoute, empathie, lâcher-prise, persévérance, nuances, observation, profondeur.

Ce qui me fait dire aujourd’hui, non pas que la danse est l’acte des métamorphoses, mais qu’elle est acte de présence à la métamorphose permanente du vivant en nous.



Par cet acte de présence, régulièrement répété dans nos quotidiens, nous créons la place, l’espace, la disponibilité nécessaire à l’auto-réajustement physiologique qui lui-même enclenche le fabuleux potentiel d’auto-régénération du vivant.

 Parce que nous changeons tous les jours, nous avons besoin de nous donner le temps de nous rejoindre nous-même dans ce présent neuf. Qui change et continuera de changer à chaque instant, tout le temps.

Mon parcours sous forme de pierres de gués :

  • Sur ma route j’ai rencontré le travail de Danis Bois, qui a si bien su cartographier ce territoire du “mouvement interne”, et créer des chemins d’accès pour le rendre concret à tous les corps même ceux, très raides et sclérosés, qui ont été très abimés.
  • C’est auprès de la danseuse et chorégraphe Claire Laronde que j’ai réintégré la sensorialité du “mouvement interne” dans ma pratique de danse et aussi auprès d’elle que je me suis formée à la danse-thérapie, croisement entre les danses perceptives – la méthode Danis BOIS – l’art-thérapie.
  • Auprès du danseur et chorégraphe Emmanuel Grivet j’ai davantage exploré la notion d’écriture improvisée.

 

Ce furent plusieurs et magnifiques années de réappropriation profonde des bio-rythmes dans mon corps. Cela m’a permis de revivifier, revisiter et relier les magnifiques enseignements reçus plus tôt dans ma vie :

  • en danse auprès de Yvonne Berge que j’ai connu lorsqu’elle était déjà très âgée.  Yvonne a été l’une des élèves directe d’Isadora Duncan. Même à son âge elle nous accompagnait encore au piano et n’avait rien perdu de son immense charisme qui nous donnait l’impression qu’Isadora était là, lui chuchotant ses mots à son oreille !
  • en Yoga « habiter son corps » auprès d’Yvette Clouet à Marseille. Yvette est une chercheuse et une pédagogue extraordinaire, elle a livré entre autre un travail remarquable et totalement avant-gardiste sur le muscle diaphragmatique.
  • en Qi Gong et pratiques énergétiques de la Médecine Traditionnelle Chinoise, ainsi que l’étude des textes sacrés avec KarFung WU. Un Indescriptible voyage aux racines touchant à l’universel et au sacré de tous les peuples.
  • avec Alexandro Jodorowsky. Plusieurs années à Paris à suivre l’enseignement oral et expérientiel de cet homme inclassable. C’est par lui que j’ai intégré à ma vie la pratique des rituels et de la symbolique qu’il appelle l’« acte psychomagique ».

« Votre corps est l’expression même de votre vie, sa métaphore de base. »

Gabrielle Roth

 

Nous et notre souffle

Nous et notre souffle

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Nous et notre souffle

Le temps passe et point ne m'en lasse !

Le travail sur le souffle me semble toujours plus crucial, toujours plus essentiel.

Je l’aborde à travers l’assouplissement du diaphragme bien sûr.

Mais aussi de tout le réseau de muscles, d’aponévroses et ligaments auquel il appartient. Ainsi nous nous défaisons peu à peu du carcan postural qui nous enferme, nous limite et nous rattrape au moindre stress. Je l’aborde aussi à travers le mouvement sensoriel et le mouvement énergétique qui vont subtilement réaccorder notre souffle à l’ensemble de notre corps -matière et corps-psychisme.

Les conséquences -heureuses- de la libération de notre souffle naturel sur notre être tout entier sont nombreuses.

Je ne vais pas lister, c’est trop fastidieux, mais exprimer ce que je ressens et constate sur moi et sur ceux et celles que j’accompagne en stages ou en individuel.

Quand le muscle de la respiration -le diaphragme – se détend, que le dos se fait souple pour accueillir le ventre, que le mouvement des côtes n’est plus contraint :

– Le cœur s’apaise et un sentiment de douceur se diffuse dans la poitrine,  là où tout était si serré, peut-être même oppressé.

– Entre les côtes qui se soulèvent et s’abaissent au rythme du Souffle,  l’espace est chaleureux et semble pouvoir se dilater à l’infini, comme un sourire offert au monde.

– Le ventre n’apparaît plus trop mou ou trop étroit, trop inerte ou trop tendu. Il est le centre puissant d’où naissent mouvements et  déplacements. La voix en émerge comme d’une caisse de résonance. Le son remonte en d’agréables vibrations dans le bassin, la colonne et le sternum.

Nous sommes confiants et ouverts, forts et doux.

Et nous (re)trouvons alors des “états de corps” qui nous permettent de vivre dans notre matière le rayonnement du Plexus Solaire et la force de l’Ancrage. Nous les éprouvons.

C’est une réalité corporelle, qui crée une disposition intérieure. Un état de corps qui fait éclore une manière d’être à soi et une manière d’être au monde.

Ce n’est pas un luxe de se donner du temps pour détendre notre diaphragme.

C’est une nécessité pour nous donner la possibilité de revenir à notre vraie posture physiologique,  ce qui est la même chose que revenir à qui nous sommes vraiment.
Les tensions, en nous contraignant de manière répétées et prolongées, nous déforment. Nous avons besoin d’inclure dans nos vies des temps de pratique pour nous en libérer.

Je suis convaincue qu’une telle approche, adaptée, est vitale pour les enfants et devrait leur être proposée à l’école et à la maison. Évidemment, on en est loin dans la réalité !

Alors commençons déjà par pratiquer pour nous-mêmes,  les bénéfices en seront déjà très grands, y compris pour nos proches.

 

Marie.

La respiration est au cœur de notre démarche et si tu veux aller plus loin dans ton rapport au souffle, découvre notre module. La Respiration naturelle

 

 

En Savoir Plus

*illustration crée par Lola Draloug, extraite de la formation Gyn’écologie Holistique : les bases

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Par césarienne

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Par césarienne

Je me souviendrai toute ma vie de ce moment. Je donnais la vie pour la première fois. J’avais 30 ans.

Ça ne se passait pas en salle d’accouchement.

Allongée sur la table du bloc je me sentais planante.

Effets de l’anesthésie locale + morphine. Un rideau bleu, devant moi, à hauteur de ma taille. De l’autre côté de ce rideau, un chirurgien et mon obstétricien. Un rideau bleu. De la lumière bleue. Et ses grands yeux bleus, à elle. Et ses mains chaudes qui enveloppent les miennes.

Elle, c’est ma sage femme.

Elle sait tout de l’histoire de cette grossesse. La surprise d’attendre non pas un mais deux bébés, le projet de naissance à domicile auquel il a fallu renoncer, puis l’annonce d’une césarienne quand il fût clair que les foetus resteraient bien calés, têtes en haut. Alors elle est là, à mes côtés, de toute sa présence de femme et de mère, qui comprend dans sa propre chair.

Elle me quitte quelques secondes pour déposer sur mon coeur mon petit garçon tout humide.

« Comment s’appelle-t-il ? »

«  Joshua. C’est Joshua. Bonjour mon bébé chéri. »

Elle l’emmène vite au chaud hors du bloc. Je respire, j’aspire la trace de ce bébé sur ma peau. Et soudain elle crie joyeusement « c’est une fille ! » Un tout petit corps tout rond est emmené à mes lèvres, le temps d’un baiser, et vite hors de la pièce.

« Ambre. C’est Ambre. A tout à l’heure ma toute petite. »

Quand mes doigts passent sur ma cicatrice en me savonnant sous la douche, c’est cette histoire que je me raconte à nouveau. La beauté de cette histoire. La profondeur de son regard. L’acceptation à laquelle j’ai pu accéder. La sérénité pleine, ronde, délicate, de ce moment. La confiance dont je me sentais remplie envers la vie, envers les médecins, envers mon corps. Dans mon souvenir, il me semble même percevoir une petite musique, alors que, c’est sûr, il n’y en avait pas ! Pourtant.. du violoncelle… Bon ça c’est peut être le double effet kiss cool de la morphine !!!

Je n’ai pas toujours pu me raconter cette version là de l’histoire. 

Il y a eu des périodes où j’ai été submergée par la fatigue et par les douleurs et alors les souvenirs de tout ce qui avait été triste, éprouvant, inquiétant, sacrifié, se donnaient la main et dansaient une sorte de sarabande tragique et sombre dans ma tête.

Ma cicatrice est l’endroit où mon corps conserve l’accès à toute cette histoire. Avec le temps, patiemment, j’ai appris à l’apprivoiser. Elle, la cicatrice, avec ses tissus abîmés et traumatisés. Et avec elle, tous les souvenirs de peine auxquels mon système nerveux systématiquement s’attachait, s’identifiait.

Mes pratiques d’auto-massage, de mouvement et de perception corporelle liées au journal d’écriture personnel ont été d’inestimables alliés. Tant pour rééquilibrer mon corps que pour ré- harmoniser mon psychisme. Les deux sont toujours liés. Ce qui est formidable à éprouver ! Et qui nous offre tant d’ accès pour interagir avec nous-même, prendre soin de nous, avancer, évoluer.

Je souhaiterais terminer ce récit en vous partageant un poème que j’ai écrit :

Mon ventre est …

Douce colline au paysage de mes hanches
Matin de printemps
Piquant désir,
Mon ventre est une serpente
Ondoyante et souple,
D’où la tendresse pourtant s’écoule
En flux de nacre et d’eau sucré

Ma peau ici s’étire à l’infini
Comme le drap que l’on ramène sur soi
Elle s’est allongée – pour envelopper les petits – blottis tous en moi

De cette extension de mon espace
J’aime suivre la trace
Douce colline – Tendres renoncements

Mon ventre est une colline
Au paysage de mes hanches
Illuminé d’un sourire
Poudré comme une Lune blanche

Ma peau flétrie qui s’étire jusqu’à l’infini
Est l’humble rose en moi
Au bouton tiède et fertile
Qui a pâlit pour donner Vie

Mon ventre est le silence
L’obscurité
Le refondement de toute vérité
L’origine
L’humus sacré.

 

Marie.