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Trois cartes du Tarot du jardin intérieur tenues en éventail par une main : l'Étoile, le Pendu et le Diable, aux couleurs vibrantes.

Tarot de Marseille & Journal créatif : Le Tarot du jardin intérieur 

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Comment une carte de tarot de Marseille tirée un soir au Chili a fini par devenir, des décennies plus tard, un tarot que j’ai co-créé avec l’illustratrice Lola Love Good. Voici l’histoire du Tarot du jardin intérieur — et de tout ce qui l’a précédé.

Une carte tirée au Chili : ma première rencontre avec le Tarot de Marseille

J’avais dix-neuf ans. Une nuit, un café enfumé et bondé, quelque part dans un quartier de Valparaiso, au Chili. Une femme que je viens de rencontrer et qui deviendra par la suite une grande amie, Soledad, qui étale un jeu de cartes devant moi et me propose un “tirage”.

Ma main glisse sur les cartes et en sort une. Je la retourne et la découvre : elle porte le numéro 17 et en bas est inscrit l’Étoile. Les couleurs sont très douces et au centre il y a une femme immergée jusqu’à la poitrine, sous un ciel étoilé, le visage offert au monde, en paix. J’entends presque les sons qui se dégagent de l’écrin de nature où elle se baigne. La communion de cet instant. Je me souviens de l’avoir regardée longtemps, sans comprendre ce qui se jouait. Ce n’était pas uniquement de la fascination visuelle — il y avait ce trouble particulier qu’on ressent devant quelque chose qui nous concerne profondément, sans savoir encore pourquoi.

À ce moment-là j’ignore tout du tarot et de son existence, jusqu’à cette nuit-là, où il est entré dans ma vie.

Alejandro Jodorowsky et le tarot de Marseille


De retour à Paris quelques mois plus tard, le “hasard” des rencontres-qui-font-faire-des-rencontres m’amène un mercredi soir de septembre dans un Dojo, du côté de Nation. Là, assise par terre avec d’autres, j’écoute un homme aux cheveux gris qui s’exprime avec un fort accent et plein de gestes, debout, au centre. Un vrai spectacle à lui tout seul ! Je n’ai pas compris grand chose à dire vrai, mais j’ai ressenti, à nouveau, ce sentiment particulier, qui m’indiquait que j’avais quelque chose à faire ici, même si je ne savais pas encore pourquoi exactement.

C’est de cette façon-là qu’a commencé un cycle de 4 ans, où chaque mercredi soir je me rendais dans ce Dojo suivre l’enseignement d’Alejandro Jodorowsky. C’était ce qu’il appelait son “cabaret mystique” ! Et, oui, ça résume assez bien l’extravagance de ces soirées, apparence derrière laquelle se tenait une transmission d’expérience d’une richesse rare. C’est le plus grand artiste performeur que j’ai pu côtoyer. Incroyable improvisateur, mais aussi érudit surprenant. Je l’ai vu crée in situ, là, avec nous, en total live, des passages qu’on retrouvera plus tard dans ses livres, ses films et ses BD !
C’est aussi là, avec lui, que chaque mercredi soirs je plongeais dans l’univers mystérieux du Tarot de Marseille.


Jodo n’apprenait pas le tarot, il n’écrivait pas de livres sur le tarot. Il vivait le Tarot et le Tarot l’habitait. Bien sûr il était une mine d’érudition, sur l’histoire, l’inconscient, les symboles, les traditions ésotériques, les courants philosophiques, la psychologie humaniste, l’Art… mais tout était vivant en lui, jamais cérébral. Il abordait tout par le prisme de sa créativité. Une créativité débordante, qui nous laissait tous bouche bée !

C’est aussi durant ces années (donc on parle des années 90) qu’il a entrepris un inimaginable travail de fouille dans les archives en France et en Europe, à la recherche des origines du tarot de Marseille. Ce travail colossal il l’a mené avec Philippe Camoin, héritier direct de la maison Camoin, imprimeur historique des jeux de cartes à Marseille. Ils ont abouti à l’impression d’un tarot “restauré”, avec pas mal de corrections d’erreurs accumulées au fil des siècles par l’industrialisation des procédés d’impression et retrouvé les couleurs symboliques d’origine, lorsque le tarot était peint à la main.

L’intérêt du tarot c’est en effet qu’il illustre l’évolution continuelle d’un être humain, grâce à ses symboles universels et aux personnages archétypes qui représentent nos forces et ressources intérieures. On raconte que ces cartes ont servi au cours du temps à transmettre une connaissance intérieure, “initiatique” – souvent réservée à l’élite – d’une façon détournée. Un peu dans l’esprit de l’éducation populaire, mais bien avant que ce concept existe !

À ce moment de ma vie de jeune adulte j’avais une soif de comprendre et de “réparer” certaines blessures. Je me sentais souvent coupée de moi, à côté de mes pompes. Alors, en parallèle, j’ai entamé un long processus en psychothérapie et suivi des formations sur l’interprétation des rêves selon Jung. Apports denses, riches, et exigeants, mais, malgré tout ce bagage, je n’arrivais pas à faire du tarot une ressource dans mon quotidien. Il restait intéressant — comme peut l’être un texte savant qu’on referme après l’avoir lu. Il stimulait ma tête. Mais il ne se passait pas grand chose dans mon corps.

Alors je l’ai mis de côté, pendant plusieurs années.

Le retour au tarot par le journal créatif


Y revenir, par un autre chemin

Le retour ne s’est pas fait par plus d’étude. Mais par la voie de l’imaginaire. J’ai découvert le journal créatif d’Anne-Marie Jobin, que j’ai pratiqué en autodidacte pendant 10 ans, puis j’ai suivi sa formation certifiante — et c’est là qu’un déclic s’est produit.
Ce que je vis dans mon journal c’est que chaque page blanche est une porte que je peux emprunter pour plonger en moi, recontacter ma liberté d’être et régénérer mon rapport au monde. C’est en faisant se rencontrer les trois langages que cette magie opère : l’écriture, le dessin, le collage. Alors j’ai commencé à me servir d’une carte du Tarot pour entrer dans une page, déclencher un collage, écrire, dialoguer avec la carte, dessiner, imaginer… j’ai laissé l’intuition spontanée et la créativité de l’instant guider mes explorations, et tout mon rapport au tarot à changé, quelque chose s’est ouvert, le dialogue avec la carte est devenu vivant, utile, en lien avec ma vraie vie, une porte vers moi-même.

Lola Love Good, l’illustratrice du Tarot du jardin intérieur

C’est émouvant de remonter le fil de notre projet, d’observer les étapes, qui, dans l’invisible préfiguraient la création à deux mains de notre futur tarot de Marseille, comme nouvelle porte de notre Jardin intérieur

Lola, en plein dessin d’une “Nenette”, pour nos “cartes du corps” lors d’un stage d’immersion à Toulouse

Lola, je la connais depuis que nous étions voisines dans un hameau en Charente. Elle, enceinte de Myrtille, sa première fille. Moi, retranchée à la campagne avec Ambre et Joshua, mes deux grands, ados à ce moment. Nous partagions des sensibilités communes — l’écologie, l’alternatif, la créativité, l’humain — sans savoir encore ce que ça donnerait.

Puis Rites de Femmes a pris son virage numérique, et Lola est devenue la graphiste de tout ce que je créais : les fiches d’anatomie, les plantes médicinales, puis ses fameuses petites “nénettes”, devenues un peu la signature visuelle de mon univers. Elle a aussi vécu mes stages d’immersion à Toulouse — elle n’a pas seulement illustré le travail corporel que je propose, elle s’y est engagée, dans son propre corps à elle.

Un soir, de passage en Charente pour voir ma famille, je suis allée dîner chez elle. Elle venait d’emménager dans une nouvelle maison, au bord de la Touvre. Ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas vues en chair et en os, alors on s’est raconté nos vies, sans compter les heures. Dehors, la nuit était étoilée. On entendait le chant de l’eau toute proche, les sons de la nuit.

C’est là, dans ce petit monde à elle, plein de sa créativité, qu’elle m’a montré une carte de tarot qu’elle avait illustrée.

Le coup de foudre a été immédiat. Comme si le tarot m’ouvrait tout grand ses bras, m’invitant dans son monde plein de sons, de couleurs, de gestes et de mystères. Sa patte — vivante, joyeuse, pleine d’énergie — incarnait précisément cette liberté nouvelle que j’explorais depuis des années avec le tarot : une immersion dans la carte comme dans un corps vivant, plutôt qu’une réflexion sur elle.

Créer un tarot illustré à deux mains

Et de cette nuit-là est né un projet. Un tarot de 22 arcanes majeurs, pensé comme une extension directe de la démarche qui nous a conduites, Lola et moi, à co-créer le livret du Jardin intérieur l’année passée.

Chaque carte devient une porte d’entrée vers soi, par la voie de l’ici-et-maintenant, qui fait de l’espace à notre créativité intuitive et spontanée. Je ne suis pas du tout dans une démarche prédictive, ni dans un usage arbitraire de la symbolique. La carte et sa force archétypale deviennent un miroir qui révèle. J’y fais dialoguer trois langages entre eux et avec la carte : l’écriture spontanée, le dessin intuitif, le collage. Aucun des trois seul n’ouvre un dialogue intérieur aussi riche que les trois ensemble.


Fidélité au tarot de Marseille, liberté de l’illustration

La tension qui guide chaque carte

Avec Lola, on discute beaucoup — et on va continuer à discuter, carte après carte — de l’équilibre à trouver entre sa liberté d’artiste et la charge archétypale que chaque lame doit continuer à porter. Notre intention commune, c’est que ces cartes respirent la beauté, l’énergie, la joie, la chaleur du vivant, la poésie. Mais on ne veut surtout pas édulcorer, lisser les archétypes, leur faire perdre leur force.

Alors on a trouvé notre équilibre : une grande liberté du côté de la colorimétrie, et une fidélité assez stricte à l’ambiance classique, presque médiévale, du dessin traditionnel — la posture des personnages, le style vestimentaire, la gestuelle, le décor.

Là où je reste très vigilante, c’est sur les détails symboliques. En ce moment, Lola travaille l’Impératrice, la carte trois. Je sais déjà que je vais lui demander d’ajuster la position du sceptre : il doit se tenir au niveau du bas-ventre, pas simplement près du bassin, parce que l’Impératrice porte en elle un alignement précis entre trois centres — le ventre et la zone du sexe, le cœur, la tête. Sa couronne dessine déjà la tête. Il reste à faire résonner le ventre et le cœur avec la même justesse.

Je travaille aussi, carte après carte, l’orientation du regard : des yeux fermés ou détournés pour les cartes réceptives, un regard direct et frontal pour les cartes actives. C’est une façon de faire circuler l’énergie sans un mot de texte.

C’est cette attention-là, carte après carte, qui façonne Le Tarot du jardin intérieur et son livret.

Les 100 premiers coffrets sont en prévente juste là, si vous avez envie de cheminer avec nous :


👉Glissez par ici pour découvrir le coffret

💚

Du plus loin que je me souvienne

By Non classé

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été touchée par l’expérience des femmes. 
Enfant, je sentais sans pouvoir le nommer, une qualité d’énergie si particulière émaner d’elles. Et en même temps, je percevais tellement d’empêchements autour de ce potentiel de rayonnement, de puissance intérieure, de profondeur tellurique. Je percevais ça comme un gâchis triste et injuste et ça me peinait d’une manière douloureuse dans mon propre corps. C’est drôle, je me souviens très nettement de la sensation qui m’étreignait dans mon corps d’enfant.

En 1992, j’ai réalisé mon premier voyage en Amérique latine, au Mexique. De façon tout à fait improbable, j’ai croisé la route de femmes activistes-féministes, médecins, sages-femmes traditionnelles, guérisseuses, politiques, ainsi que des femmes européennes expatriées et impliquées dans l’humanitaire. 

J’ai rien compris à ce premier voyage, il m’a fait l’effet d’une gifle. 
Mais cependant, quelque chose c’était mis en route en moi, car c’est au retour de ce voyage que j’ai décidé de consacrer ma vie à contribuer -autant que faire ce peut- à la réappropriation de la sagesse et du pouvoir instinctuel du féminin sauvage qui réside en chaque femme.

J’ai entrepris de me former systématiquement à tous les champs de la santé globale, physique, psychique et énergétique ; et je continue encore et toujours. Très tôt, j’ai commencé à transmettre, dans l’état d’esprit du mouvement Self-Help, avec comme objectif l’autonomie et la réappropriation de soi par soi. 

J’ai adoré découvrir et pratiquer la symptothermie pour suivre les vagues et les phases de mon cycle ovarien, les mouvements d’Aviva Steiner pour faire venir mes menstrues, le flux libre instinctif -bien avant que ce terme n’émerge ! J’ai eu l’immense privilège d’accéder très jeune à tout cela, ce qui m’a permis de faire pousser ma vie de femme et de mère sur ce terreau, ce qui m’a aussi donné le temps nécessaire pour en explorer les nombreuses facettes, les limites aussi et les aspects délicats à connaître. Et à partir de ma propre vie, je créais toutes sortes d’ateliers, de stages, de retraites pour transmettre, transmettre, transmettre !



En 2014, j’ai publié aux éditions du Souffle d’or mon livre Sagesse et Pouvoirs du cycle féminin, co-écrit avec l’herboriste Québécoise Sarah-Maria Leblanc, qui rassemble toute l’expérience de cette tranche de ma vie.

Puis en 2018, j’ai co-créé avec Marion ma première formation entièrement en ligne Gynexploration : les bases de la gyn-écologie-holistique®.
Mon expérience m’avait permis de cerner quels étaient les manques en termes de fondamentaux incontournables nécessaires pour construire une autre relation avec son corps. Parce qu’en fait, se réapproprier son propre corps, c’est un “retournement” dans la relation de soi à  soi. Sans quoi, on ne fait qu’accumuler des connaissances, comme une pile de livres, mais rien ne change profondément en nous.

Après avoir accompagné cette formation sur plusieurs années, j’ai senti le besoin de prendre de la distance vis à vis de l’intensité qu’avait représenté sa mise au monde et l’impact qu’elle avait eu sur les participantes. Il me fallait digérer tout ça, et aussi me donner l’espace de m’accueillir moi-même, dans mes propres transformations.

Et puis cette année j’ai senti que c’était prêt, que je pouvais retourner vers elle, la revisiter avec mon regard de maintenant. Ce que j’y ai vu était tellement précieux que je l’ai reprise en moi et une nouvelle incubation s’est enclenchée. 

Alors voilà ! Gynexploration version 2.0 est prête !

Pour vous, pour toi, pour celle qui sent l’envie de partir… au-dedans. De s’offrir une année d’incubation. Une année à fertiliser ses Terres intérieures. À se mettre au rythme de sa propre organicité. Le besoin de laisser le temps au temps. De descendre dans sa matière, dans son antre, au creux de son féminin, vivant, vibrant, profond, puissant.


J’éprouve de la gratitude pour ce travail accomplit. Et je me réjouis qu’on fasse un petit bout de chemin ensemble si tu as envie de faire ce voyage, ce détour par le chemin de la lenteur et de l’intérieur.

Les inscriptions vont commencer début août et la rentrée aura lieu lundi 20 octobre.

Peut-être à bientôt !

Hémorroïdes, 1 cause méconnue

By Non classé

Hémorroïdes, 1 cause méconnue

+ une vraie solution !

Parlons hémorroïdes. Parlons-en vraiment et parlons-en bien !

Bonne lecture !

Lors d’un précédent stage en présentiel

Les hémorroïdes c’est quoi ?

Elles sont déclenchées par une pression excessive sur les veines situées au bout du rectumautour de l’anus.

Les veines gonflent et deviennent alors douloureuses, voire extrêmement douloureuses, et parfois saignent au moment de la défécation.

Pourquoi cette pression ?

  • parce qu’il y a constipation
  • parce qu’il y a grossesse
  • parce qu’on soulève quelque chose de lourd

Oui, ce sont là les facteurs déclenchant les plus communs.

Mais sais-tu qu’il y a quand même une cause plus profonde derrière ces facteurs déclenchants ?

On te le donne en mille parce que si tu suis nos contenus tu nous vois déjà venir !

Une cause méconnue !

Hé oui, il s’agit bien de la tension du diaphragme !

Pourquoi ?

Parce que si le diaphragme est chroniquement tendu alors il se tient trop bas. Il exerce alors une pression constante sur les organes de l’abdomen, et cette pression se répercute sur les organes du fond, logés dans le bassin.

Et la spirale infernale commence :

> Les organes du fond de l’abdomen ont un poids qui leur appuie dessus > ça empêche aussi le sang de bien circuler > ça crée de l’engorgement dans les veines > les veines gonflent

>>> il n’en faut pas beaucoup pour qu’une pression supplémentaire déclenche une crise hémorroïdaire !

Connais-tu cela ? Chez toi ? Chez les personnes que tu accompagnes ? Dans ton entourage ?

Mais alors, que faire ?

Pour cheminer vers une vraie solution, il est absolument indispensable d’apprendre comment détendre le diaphragme et réinstaller un vrai mouvement de respiration naturelle.

Pour nous, ce dernier est véritablement la clé de ton bien-être et des personnes que tu accompagnes.

Cette clé, nous te proposons de t’en saisir lors du stage qui approche à grands pas et qui s’appelle ” Océan intérieur 1 “

Rejoins-nous du 10 au 12 février 2024 à Toulouse pour 3 jours qui vont changer ta vie.

Expirer, profondément

By Non classé

Expirer, profondément

Quand tu te sens sous pression, tendue, surmenée, anxieuse ou inquiète, quelle forme ça prend dans ton corps ?

 

    • As-tu l’impression de ne presque plus respirer ?
    • Ressens-tu un manque d’espace ? Comme si ta cage thoracique s’était rétrécie ?
    • As-tu mal au dos ? En bas dans les lombaires ? au milieu comme une barre transversale sous les omoplates ? Dans tout le dos ?
    • Te sens-tu oppressée, comme un poids sur ta poitrine ? ou plutôt comme un noeud ? Ou une boule dans la gorge ?
    • As-tu mal à l’estomac ? ou une gêne au plexus ?
    • peut-être que tu ne sais pas répondre à ça, par ce que sous stress tu as l’impression de complètement te couper de ton corps ?

 

Quelque soit le chemin que la tension prend, on t’invite dans cet article à regarder d’un peu plus près ce qui se passe dans les coulisses du corps ! Tu risques bien d’y découvrir une compréhension essentielle à la démarche d’auto-soin, que ce soit pour toi-même ou pour tes accompagnées !

 

Bonne lecture !

 

 Lors d’un précédent stage en présentiel !

Dans ces moments là on a qu’une envie ! C’est se débarrasser de ces sensations d’être étriquée, serrée, oppressée, raidie, endolorie comme gênée aux entournures de nous-même !

Souvent le premier réflexe qu’on a c’est de chercher à respirer plus et plus grand ! On ouvre les épaules, on gonfle la poitrine … et on fait 5 minutes de grandes respirations ! Il est possible que ça fasse du bien effectivement ! Surtout si la tension n’est que passagère, comme après une grosse journée bien remplie et qu’elle cède naturellement avec une bonne nuit de sommeil.

Mais si la tension est de type chronique, que souvent le matin au réveil c’est déjà plus ou moins là, alors il y a des chances pour que ces 5 minutes à faire de grandes respirations ne t’ai apporté que… 5 minutes à faire de grandes respirations  !

 

Si tu t’observes bien, tu as peut-être même remarqué que faire ces grandes respirations n’est pas si bénéfique que ça.

Cela peut par exemple :

 

    • accentuer tes douleurs de dos si tu en as
    • amener comme des palpitations dans la zone du cœur
    • rendre plus aigu la sensation d’oppression
    • déclencher fatigue, lassitude ou agitation

 

C’est parce que ce genre de tension-là est liée à un état de tension du muscle de la respiration : le diaphragme.

Un état de tension qui s’est « installé » dans ce muscle qui est le versant physique de l’état de tension que nous ressentons dans notre psychisme. (cette inquiétude, cette anxiété, ce vague mal-être …)

 

Lors d’un précédent stage en présentiel !

 

Ce qui t’apportera un réel changement dans ton rapport à toi-même, c’est de pouvoir ramener un relâchement à ce muscle de la respiration. Une grande partie de ton bien-être repose sur le fait de permettre au diaphragme de retrouver de l’eutonie : cet état d’équilibre entre force et détente. 

Et pour cela, il va falloir aller à l’encontre du réflexe qu’on a toustes qui est d’inspirer plus grand et plus fort !

Cela peut paraitre totalement contre-intuitif ! Mais pourtant, ce dont ce muscle a vraiment besoin c’est :

>> EXPIRER, longuement et profondément. 

D’ailleurs, nous sommes bien les seuls mammifères à aller à l’encontre de ce mouvement naturel. Un animal blessé, qui souffre, ou qui vient de vivre un gros stress fait exactement cela, il donne plus d’importance à l’expiration et ce de manière totalement instinctive.

 

Lors d’un précédent stage en présentiel !

 

qui t’apportera, non pas, un soulagement sur le moment mais bien une reprogrammation sur le long terme, c’est de te reconstruire les conditions corporelles d’une vraie respiration abdominale.

Cela passe entre autre par le réapprentissage de l’expiration longue et profonde qui est la seule à permettre à notre diaphragme de se relâcher.

Si tu fais partie de la Communauté ou que tu as acheté le module thématique actuel tu as déjà quelques clés pour la pratiquer et la retrouver. C’est un bon début !

Et si tu veux aller encore plus loin dans tes explorations et apprentissages,

lis la suite.

 

 

Reconstruire une respiration abdominale qui soit naturelle et physiologique ne se fait pas en un jour et ça ne se fait pas toute seule. C’est un (ré)apprentissage qui se fait pas à pas, étape par étape, expiration après expiration.

Chez Rites de Femmes, nous savons que bien respirer c’est bien vivre.Marion et Ségolène ont toutes deux pu vivre de profondes transformations grâce aux enseignements de Marie. C’est également le cas de nos nombreuses stagiaires et tu trouveras leurs témoignages en cliquant ici.

La respiration est au cœur de notre démarche et si tu veux aller plus loin dans ton rapport au souffle, découvre notre module La Respiration Naturelle partie 1 : La respiration abdominale.

 

 

 

Une barre de fer

By Non classé

Je situe l’évènement dont il est question vers mes 11 ans.


J’ai commencé à avoir mal au ventre plusieurs heures après, pendant que j’étais repliée dans ma chambre. J’anticipais qu’il allait me falloir descendre pour le dîner, qu’il serait là, en guest star comme à chaque fois, qu’il allait me falloir faire exactement comme si tout était normal, essayer d’être transparente, invisible pour pouvoir quitter la table au plus vite.

Et puis demain il serait reparti. Et je pourrais fourrer ça très loin au fond de ma mémoire. 
Tellement loin que ça allait forcément s’effacer, disparaître.

Oublier.

C’est ce que j’ai fait.

Seulement, sans que je ne comprenne pourquoi, rien n’a plus jamais été comme avant.

La jeune personne gaie, agile, spontanée, expressive, confiante, résolue, ambitieuse que j’avais été, disparu. Sa remplaçante ferma les vannes, mis fin aux activités en cours, se désista du présent et éteignit la lumière sur l’horizon, à l’intérieur.
 

À l’extérieur je donnais le change, superficiellement. Avec une tenaille au ventre et un dos terriblement douloureux. Cette barre de métal qui me cassait le dos était apparue progressivement.
J’enviais les autres qui n’avait pas l’air d’avoir ni tenaille, ni barre de fer.  Je me disais que, sans ça, la vie devait être vraiment chouette. Je me disais aussi que, peut-être, tout le monde avait ça pareil, mais que les autres étaient plus forts, plus capables. Qu’il fallait que je m’endurcisse ? 

Les années ont passées, ainsi.
 

Une douzaine d’années plus tard, alors que je suivais un stage de ma prof Yvette Clouet basé sur la détente du muscle de la respiration, le diaphragme, une chose étonnante s’est produite !

La barre de fer s’est décrochée de mon dos ! C’était comme si on m’avait retiré une armure dorsale portée nuit et jour pendant des années !  Et cette sensation de retrouver mon dos à moi, mon vrai dos ! Souple, respirant, chaleureux !


J’ai suivi le travail d’ Yvette centré sur le diaphragme, durant trois ans. Au début la barre de fer refaisait son entrée dans certaines circonstances.

Progressivement, j’ai constaté des sensations différentes dans mon ventre. En fait, je crois que j’ai tout simplement recommencé à sentir que j’avais un ventre !

J’étais émerveillée de ces sensations nouvelles qui me redonnaient le goût d’ être avec moi-même.

J’ai pris conscience qu’une foule de petits symptômes désagréables avaient disparus. Et que j’avais vécu avec une sorte de brouillard permanent dans la tête.

Et en se libérant ainsi peu à peu, mon corps m’a invité à comprendre…et à me souvenir.

La clarté regagnée m’a permis d’entreprendre en parallèle un travail accompagné en psychothérapie pour aller entendre et accueillir ce drame que j’avais vécu, seule, longtemps auparavant. 

La respiration est au cœur de notre démarche et si tu veux aller plus loin dans ton rapport au souffle, rejoins notre module La respiration abdominale physiologique.

Weblab : La ménopause, ça se prépare !

By Non classé

Weblab : La ménopause, ça se prépare !

Série de journées immersives sur les facettes de la péri-ménopause

Pré-ménopause, péri-ménopause, ménopause…
Que veulent dire ces variations sur le même thème ?

Où j’en suis de ces étapes ?
Qu’est-ce qui change ?
Qu’est-ce qui est censé être “normal” ?
Comment avancer sereinement au milieu de tant de messages contradictoires, d’injonctions qui pleuvent de tous côtés et de silences gênés ?

Nous vous proposons un espace-temps pour s’écouter, développer la confiance et se sentir légitime, dans cette étape de l’existence féminine.

Vous n’êtes pas sûre de vous sentir concerné·es ?

La période de la pré-ménopause commence plusieurs années avant la ménopause. Disons aux alentours de 40 ans pour fixer un âge mais cela varie d’une femme à l’autre. Ces rendez-vous que nous vous proposons concernent les femmes dès 40 ans et jusqu’aux années qui font suite à la cessation complète des menstruations.

Description du weblab sur la péri-ménopause

Cette période de l’existence féminine, encore aujourd’hui, met mal à l’aise l’ensemble de la société. De fait, nous sommes bien souvent dans le flou, quand nous nous apprêtons à la traverser.

Mais d’ailleurs, c’est quand le début de la fin ? Vous le savez, vous ?

Le début de la fin ! Quelle exagereuse !!! Vouiii ! Mais non, pas complètement !

Parce que quelque part en filigrane dans l’inconscient collectif il y a une pensée flottante qui dit quelque chose du genre : « fin de cycle = fin de vie de femme  = bonjour la vieille ! »

C’est terrible, n’est-ce pas, et on peut se sentir très loin de cette idée-là, à titre personnel. Mais on ne vit pas seule. Et nos interactions multiples et permanentes avec les autres, la société, le monde peuvent nous faire rencontrer questionnements, doutes, vulnérabilités , et perturber notre relation à nous-même ; sous diverses facettes et à divers degrés.

Ces journées Web-laboratorium ouvrent un espace-temps bienfaisant.

On pourra :

  • S’y observer tranquillement
  • Trier ce qui vient de l’extérieur de ce qui nous appartient
  • Nourrir la relation à soi-même
  • Définir ses propres besoins
  • S’outiller
  • Créer, confirmer, fortifier son propre chemin, sur mesure, singulier et riche de sens.

Je vous proposerai et vous guiderai dans :

  • des temps de pratiques corporelles-perceptives; pour (re)découvrir l’intelligence corporelle, habiter son corps, revenir à soi
  • des exercices fondamentaux en santé naturelle sur le principe du #selfhelp
  • des temps d’introspection créative et intuitive ; avec les outils du journal créatif, pour connecter à sa propre voix-gouvernail
  • des temps de partages, où chacune peut se dire, écouter, résonner.

Chaque journée-laboratoire nous aide à contacter nos propres forces créatrices et nos ressources intérieures pour être en soutien de soi-même tout au long de ces années charnières. Les replays seront en vente quelques jours après chaque rencontre.

Voir les replays disponiblesVoir les replays disponibles

J'ai vraiment aimé la richesse de la proposition, dans ses complémentarités - entre infos, pratiques créatives et autosoin, et aussi, cet espace de paroles où se déposer et tisser du sens au travers des partages. Si rare sur ce sujet, et si puissant. Je pense qu'il pourra aussi beaucoup soutenir celles qui le suivront en replay. Merci, mille mercis pour tout cela.

Anne-Lise D'Oliveira de Souza

La Force des ovaires

By Non classé

La force des ovaires

Et si on parlait de cycle ovarien ?

Les ovaires sont des glandes endocrines, ces glandes de la sexualité et de la procréation :

🍒 sécrètent des hormones qui vont stimuler les organes concernés : utérus, trompes, vagin.
🍒 modèlent les caractéristiques sexuelles du corps de la femme à partir de la puberté.
🍒 stimulent l’attractivité sexuelle (fabrication de phéromones, pics de libido etc)
🍒 assurent la maturation et la libération d’un ovocyte chaque mois, alternativement : un mois ovaire gauche / un mois ovaire droit
🍒 favorisent la gestation lorsqu’à lieu une fécondation
🍒 déclenchent les menstruations pour relancer un nouveau cycle de fertilité
🍒 fonctionnent sous la coupe de l’hypothalamus et en lien avec d’autres glandes, la thyroïde en particulier.
🍒 sont influencés par les rythmes des cycles solaires et lunaires, comme les océans et tout ce qui pousse sur la terre.
🍒 ont un fort impact sur la façon dont nous gérons et répartissons notre énergie psychique. Les travaux des psychanalystes ont largement documenté ce lien entre équilibre sexuel et équilibre psychique.

Quel boulot, non?

Je trouve qu’on leur rend peu hommage, à travers le langage usuel, comparativement à l’usage que l’on fait des expressions visant leurs homologues masculins :

Avoir des couilles! Se faire des couilles en or! En avoir plein les couilles! Etc.

Qui expriment bien, très prosaïquement certes, cette énergie brute (pas encore dépolie) crue, vibrante, concrète, pragmatique, vitale, des glandes sexuelles.Personnellement, j’aime assez m’exprimer en ces termes familiers, grossiers, de temps en temps, quand ça va avec l’instant ! Et je remplace donc testicules par ovaires s’il s’agit de moi ou d’une femme. Ça réveille toujours un peu l’assistance. Et je crois que ça en vaut la peine !

Dans la même idée, il me semble que le rôle puissant des ovaires est encore une fois passée sous silence quand il s’agit de parler de son cycle de fonctionnement :

On dit communément « cycle menstruel » , « cycle féminin », parfois on peut entendre « cycle de la fertilité », « cycle des lunes » dans certains milieux … quid du rôle majeur des ovaires dans tout ça ? Car rien ne se passerait dans l’utérus si les ovaires n’étaient pas en action.

Je pense que c’est dû au fait que l’utérus à une place prépondérante en tant qu’organe symbolique de la féminité. On pense dans notre culture au graal, coupe symbolique représentant le principe féminin, associé à l’image de la matrice divine.

C’est d’ailleurs très interpellant d’observer, lorsque je propose dans mes cours d’anatomie, du modelage d’utérus en argile, que pour un très grand nombre de femmes, l’utérus est perçu/imaginé comme étant un contenant creux, avec un espace vide au centre. Ce qui est faux, bien sûr, il n’y a pas de vide dans le corps, et l’utérus est un organe particulièrement musclé, en plus !

La symbolique prime sur la réalité biologique du sexe féminin. Ceci est fort dommageable pour la construction de notre psychisme :

👉🏽 Parce que c’est un détournement de la réalité biologique telle qu’elle est
👉🏽 Parce que cela fabrique une fausse perception de l’organe utérin
👉🏽 parce que cela concours à faire perdurer cette idée que féminité = coupe = creux = toute la suite qu’on connaît bien, sur laquelle repose idéaux et valeurs patriarcales…
👉🏽 Parce que passer sous silence la force des ovaires, c’est une non-reconnaissance de la puissance sexuelle, active, de la femme.
👉🏽 Parce que ne pas reconnaître la symétrie de puissance et d’importance testicules/ovaires c’est déjà fabriquer une inégalité homme/femme.

Les mots sont les outils avec lesquels on crée de la pensée conscientisée. C’est pourquoi en changeant de vocabulaire, en ajustant notre façon de parler au fur et à mesure de nos prises de conscience, on en favorise la densité. On incarne mieux ce qui évolue en nous. Et on participe activement à l’évolution de la pensée de la société dans laquelle nous vivons.

Je m’amuse donc à remplacer couilles par ovaires quand cela tombe sous le sens (cf : post précédent) et j’emploie de plus en plus le terme cycle ovarien à la place de cycle menstruel depuis quelques temps.