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Mes infections urinaires et moi

By 21 décembre 2018témoignage

Mes infections urinaires et moi

Ou une histoire d'amours et de douleurs

Mes amours

Peu de temps après avoir engagé ce que je considère comme ma première vraie histoire d’amour (j’avais 18 ans) j’ai commencé à avoir des infections urinaires. La première, je m’en souviendrais toujours. Juste après avoir fait l’amour, je me suis précipitée aux toilettes et là l’horreur j’avais terriblement mal et je saignais !

Toute la nuit je suis retournée aux toilettes, toutes les demi-heures ne libérant que quelques gouttes d’urine et de sang.

J’étais fiévreuse, c’était horrible, j’ai cru que je faisais une hémorragie interne (quelle panique !). Du docteur consulté le lendemain, je ne me souviens que de cette drôle de question :

Avez-vous consommé beaucoup de chocolats ou de champignons dernièrement ?

J’ai appris à ce moment-là qu’il fallait boire beaucoup d’eau.

J’ai continué à faire une infection par mois à peu près, jusqu’à ce que ma mère me donne des gélules de canneberge. C’était en 2006, j’ai vite renoncé à prendre toute la plaquette qui coûtait cher au vu de mon budget d’étudiante, me contentant de prendre une gélule après chaque rapport. Les infections se sont petit à petit arrêtées, nous sommes restés ensemble trois belles années. J’ai ensuite connu d’autres amours, petits ou longs.

Après 6 années de répit, juste après la rupture de ma seconde très belle histoire d’amour (idem trois années de vie commune), j’ai refait une infection urinaire.

J’ai essayé de boire beaucoup d’eau mais j’étais en déplacement ce qui n’est pas évident. À l’étranger pour le week-end, je ne suis pas non plus allée voir un docteur. Je m’en suis donc mal occupée et cette fois-ci ça a commencé à remonter dans les reins. J’ai eu une fièvre incroyable (3 journées sans passer en dessous des 39,5C, à frôler les 41). Le SAMU est venu deux fois mais d’après eux j’étais en pleine forme ! J’ai appris à ce moment-là que tant que des marbrures n’apparaissent pas sur les ongles ou les genoux tout va bien même si on a une forte fièvre.

J’ai aussi appris que les anti-bio pris en conscience c’est bien.

Je me suis faite une belle frayeur car j’ai ensuite mis plusieurs jours avant d’arriver à penser normalement (j’étais carrément stone, au point de penser que la fièvre avait brulé mes neurones).

En 2013 j’ai tout quitté : copain, travail, famille, pays, pour faire le tour du monde (qui s’est rapidement arrêté au Brésil).

Une année après ma fameuse pyélonéphrite (l’infection urinaire qui était remontée jusqu’aux reins) je suis à nouveau tombée amoureuse et boum. L’infection urinaire, mon grand amour, est revenue dans ma vie. Une par mois au minimum. J’étais alors au Brésil, j’y ai découvert l’infusion de plantain, de barbe du mais, de la peau de l’ananas, des clous de girofle et l’huile de copaïba (en usage interne et externe).

J’ai commencé à étudier de plus près mes infections urinaires.

Parfois elles apparaissaient après un rapport sexuel, parfois juste après une dispute, parfois avec mes règles, parfois quand je prenais le bus (10h de voyage sans toilettes et donc sans boire)… J’ai aussi commencé à regarder du côté des significations : perte de repère, territoire, colère…

J’ai aussi entendu parler que les cystites pouvaient être liées à une alimentation trop acide, qu’il fallait manger des aliments alcalinisant, en général complets, peu de viande, peu d’alcool. Ou encore à cause d’une molécule du thé qu’elles ne supportent pas. Que des choses qui visiblement n’étaient pas la source du problème chez moi. De retour en France j’ai attaqué une cure intensive de canneberge qui cette fois-ci n’a eu aucun effet.

J’ai alors rencontré ma grande amie : l’huile essentielle de sarriette.

Si vous la connaissez elle est terrible (à prendre avec du citron, attention les HE sont très puissantes), une vraie bombe qui brule la bouche les lèvres, la gorge mais qui détruit tout (sus Escherichia coli, Proteus mirabilis, Klebsiella, etc…). Je suis aussi persuadée qu’elle m’a protégée du paludisme en Indonésie mais ça c’est une autre histoire. Finalement grâce à mes infections urinaires j’ai découvert l’aromathérapie. Un monde tellement merveilleux que je me suis même formée ! (mais ça aussi c’est une autre histoire !).

Je suis finalement arrivée à bout de ce seconde épisode de vie d’infections urinaires, mais peut-être aussi parce que mon histoire d’amour s’est elle aussi terminée.

Les émotions

J’ai remarqué que les hommes qui me perturbent le plus (positivement) me provoquent le plus d’infection urinaire.

Comme si la peur me submergeait, que je ne voulais pas les laisser entrer dans mon territoire…

Elles arrivent aussi lors de disputes quand je ne me sens pas respectée (et parfois ou souvent ce non-respect vient tout d’abord de moi-même). Finalement pour moi le lien avec les rapports sexuels est très faible contrairement à ce que je croyais au début. Une de mes dernières découverte est le lien avec la constipation (elle même liée à la difficulté de digérer certaines émotions, certains évènements).

Je me retrouve pas mal dans ce que Lise Bourbeau écrit à propos de la cystite (livre Ton corps dit aime-toi) : La personne souffrant d’infection urinaire vit beaucoup de frustration face aux émotions qu’elle vit. Cela la brûle que les autres ne s’apercoivent pas de ce qu’ils lui font vivre. […] Elle attend trop après les autres. Sa colère intérieure la brûle aussi.

Dernièrement...

Ma dernière infection remonte à il y a quinze jours. Je m’étais forcée (comme trop souvent) alors que j’étais exténuée au lieu de prendre du temps pour moi. Une infection a commencé, plutôt petite.

Tellement petite que je l’ai prise de haut, je ne l’ai que vaguement écoutée.

De l’eau, de la sarriette, du citron… Elle a afflué et reflué durant une dizaine de jours (jamais trop forte pour que je m’en inquiète, et parfois tellement faible que j’ai arrêté l’huile essentielle). Jusqu’à une nuit blanche où je me suis tordue de douleur toute la nuit. Exsangue, le matin je me suis ruée chez le docteur qui m’a envoyé faire des analyses.

Deux jours à boire de l’eau comme une névrotique pour attendre les résultats du labo (et les anti-bio, terrible Graal) sauf qu’une fois mon ordonnance en main les quatre pharmacies de mon faubourg étaient fermées (à 15h, cherchez l’erreur). Et je devais prendre un covoiturage qui m’a fait arriver à destination de nuit une fois les autres pharmacies fermées.

Le lendemain, j’allais carrément bien. J’étais dans un stage souffle voix profondément guérisseur. J’ai donc décidé de patienter et de prendre l’anti-bio si ça s’accentuait à nouveau (tout en continuant de boire comme une damnée).

Le dimanche matin au réveil tout allait bien.

En route pour mon stage, je me suis rendue compte que j’avais perdu ma voix (un fin stratagème pour ne pas chanter ce que je désirais le plus tout en le redoutant de manière presque panique). J’ai alors eu un moment de colère, de frustration envers moi-même.

Arrivée sur le lieu sur stage, aux toilettes… Elle était de retour !

J’ai respiré, je suis revenue sur mes émotions et au final tout s’est arrangé, l’anti-bio est resté dans ma trousse à pharmacie, c’est fou, non ?

Quoi qu’il en soit je sais que je dois observer mes infections urinaires. Que malgré ses drôles de tour, mon corps est mon plus grand ami et que tous ces signaux douloureux sont des messages pour me forcer à regarder la ou les vérités en face.

J’ai beaucoup écris, promis dans un prochain article je reviendrais plus en détails sur ce que j’ai retenu de mes différentes recherches !

Marion

Marion Valadier

Author Marion Valadier

Voyageuse, éprise de rencontres et curieuse de tout, Marion VALADIER est une aventurière qui fourmille d’idées. Avec sa station de tournage spéciale baroudeuse, elle est constamment en mouvement, à découvrir le monde, le sac au dos, les yeux et les oreilles grands ouverts. A chaque nouvel endroit qu’elle découvre, une idée de film germe. Pour Marion ce qui importe c’est avant tout le sujet. La forme, qu’elle soit documentaire ou fictionnelle, photographique ou sonore, doit permettre de porter la thématique au mieux pour transmettre son message. Avec Rites de Femmes c'est une nouvelle aventure qui s'ouvre pour elle, transmettre à travers des formations, de manière ludique et artistique, les belles découvertes qu'elle fait !

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