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février 2019

Les danses de la contraception

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Les danses de la contraception

Ou comment j'ai repris le contrôle sur le cauchemar que je vivais

Mais de quoi s’agit-il exactement ?

La méthode des danses contraceptives a été mise au point par Aviva Steiner et aurait été reconnue l’OMS comme une série de mouvements permettant à la femme de déclencher ses règles selon sa volonté.

La petite histoire raconte que dans l’un de ses cours de gymnastique pour femmes de 45 à 70 ans, elle aurait demandé à la classe de faire une certaine série de mouvements qui aurait déclenché les règles de la plupart de ses élèves pourtant déjà ménopausées !

Ces danses sont enseignées et utilisées non seulement pour provoquer les règles mais aussi (sous d’autres modalités) pour augmenter la fertilité et soigner de nombreux maux gynécologiques.

Pourquoi cette méthode est si peu connue ?

Malheureusement avec l’arrivée de la pilule, qui a été à une époque un véritable Graal, cette méthode est retombée dans l’ombre. Aujourd’hui nous sommes nombreuses à remettre en cause la pilule et à vouloir reprendre le contrôle de notre corps sans chercher à renier notre biologie.

Le déroulé de la séance telle que je l’ai vécue

E. a commencé par me faire faire une séance de Yoga de 20 minutes ciblée sur l’ancrage à la terre, à mon propre corps.

C’était doux, lent, solide, apaisant. 

Puis E. m’a expliqué les mouvements : balancements du bassin en rythme avec la respiration, les bras, les pieds. Mouvements à faire pendant 20 (très longues) minutes.

L’énergie est montée rapidement. Sol, pieds, sacrum, bassin. Mon souffle m’accompagnait, de plus en plus fort. Il résonnait et prolongeait les mouvements de contraction et de détente du bassin.

Mes cuisses brûlaient et pourtant je suis sportive. 7 minutes ont passée, E. m’a fait signe de m’arrêter une minute pour souffler mais sans me redresser, les jambes en flexion. J’ai repris, mes tempes vibraient, des gouttes de sueur coulaient.

Je fermais les yeux, je me concentrais sur le bébé. Je lui parlais, je lui indiquais le chemin, le mouvement vers le bas. Avec amour.

Puis le rythme s’est arrêté à nouveau une minute avant d’attaquer la dernière série. Cet effort intense a été suivi par une relaxation de 20 minutes. Un temps de repli sur soi, pour sentir les ondes se répandre dans le corps, les derniers tremblements des muscles. Emmitouflée sous une couverture, une bouillotte contre le ventre pour garder ou provoquer un maximum de chaleur, j’ai bu une infusion amère pour aider la venue des règles.

Des saignements ont commencés dès les premiers pas et ont duré les 3 jours de pratique.

Reprendre les rênes

J’ai vécu la survenue de la grossesse avec l’impression de perdre le contrôle de tout : de mon corps, de ma vie. Malgré les danses j’ai avorté par voie médicamenteuse (lire le récit de mon avortement) mais à partir du moment où je les ai commencées le cauchemar a pris fin. Je suis redevenue souveraine de mon corps et de ma vie.

La puissance de la danse

La danse contraceptive est difficile de par son rythme soutenu. Les répercussions se font sentir sur le souffle, le bassin, des tremblements de différentes parties de notre corps peuvent survenir. À travers cet effort physique demandé, cette danse m’a permis de contacter une puissance qui a émergé des profondeurs de mon être.

Pris dans le rythme, mon mental a lâché et mon corps a pris la relève. Il s’est mis en conscience pour s’abandonner aux mouvements.

Post-avortement

J’ai eu à nouveau recours plus tard à la danse. Je ne saurais jamais si c’était justifié, mes règles sont venues à chaque fois dans la foulée. Mais il est important de prendre note que ce n’est pas évident de trouver un endroit où la faire en intimité.

Il me semble nécessaire d’avoir un endroit caché, comme une tanière, pour être libre de faire du bruit et de laisser sortir cette force.

Je me suis rendue compte que parfois des mouvements de la danse se manifestent instinctivement lorsque que je fais des mouvements corporels libres. Lorsque cela arrive et que je suis en période fertile cela m’inquiète et je les bloque car je ne souhaite pas encore devenir mère. Mais je trouve cela très intéressant, cette mémoire du corps, cette connaissance du corps. Il faudrait que je prenne le temps de m’y pencher plus.

Un conseil

Depuis que j’ai écris l’article où je raconte mon avortement (lien), je reçois régulièrement des emails ou des appels de femmes, enceintes, qui souhaitent avorter. C’est terrible car je n’ai que deux contacts à leur donner, l’un à Toulouse et l’autre en Charente, et surtout parce qu’en général il est trop tard à ce moment-là pour apprendre ces danses. Je me sens impuissante, je ne sais pas comment les aider.

Il faut apprendre les danses de la contraception en amont, “avant qu’il ne soit trop tard”.

Si vous hésitez, foncez car c’est aujourd’hui quand vous n’en avez pas besoin qu’il faut les découvrir. Ces danses peuvent aussi aider la fertilité (femmes et hommes) ou soulager divers maux gynécologiques ( cycles irréguliers et / ou périodes douloureuses, incontinence, ménopause, ovaires polykystiques (SOPK), kystes dans le système génital féminin,…).

De mon côté, pour mieux répondre à ces appels à l’aide et accompagner mes sœurs au Brésil, j’ai décidé de participer au stage intensif de Marie Pénélope Péres (spécifiquement axé vers l’avortement, avec sa propre transmission de points abortifs/ points relaxants / plantes emménagogues) cet été afin de pouvoir à mon tour les transmettre. Si je vends une des formations de Marie, je n’ai aucune “action” dans celle-ci et pour une fois je vais aller découvrir un de ses stages sans caméra !

J’offre le mot de la fin à Marie :

“Faire venir soi-même ses règles en bougeant son corps est une expérience indescriptible ! Je ne saurai vous la raconter par des mots écrits. Ce que je peux vous dire, c’est qu’en faire l’expérience a été un total bouleversement. Dépassant ma personne, mon histoire personnelle. Un séisme remuant jusqu’à la part du collectif en moi. Des tremblements faisant se briser de vieilles grosses chaînes, de celles qui ont si bien entravé la vie quotidienne des femmes de nos lignées…”

“Car en fait, NON, notre corps ne nous veut pas esclaves ni dépendantes ! Et OUI, Notre corps peut être notre intime allié, jusque dans ce domaine !”

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